10 clichés en Fantasy

10 clichés en Fantasy

Aujourd'hui, je voudrais vous parler de 10 clichés que l'on trouve encore trop souvent à mon goût dans lest romans de fantasy.

J'aimerais donc évoquer avec vous des poncifs de la littérature fantasy, des copies d'idées premières tellement reprises avec plus ou moins d'originalité que c'en est lassant de les croiser. Je vais également vous donner des idées pour contourner ces clichés ou pour les utiliser de manière plus innovante.

En revanche, je ne parlerai pas des clichés sexistes, ethniques, morphologiques et autres qui tournent énormément en ce moment. Ces clichés-là résultent plus, à mon sens, du conditionnement ethnocentré et commercial que nous subissons tous les jours de la part des lobbys et des médias. Mais ceci est une autre histoire... Wink
Toutefois, si vous souhaitez que j'en fasse un article, n'hésitez pas à me le dire en commentaire !

Je vous conseille également l'excellente conférence à propos de la discrimination ethnique et culturelle dans la fantasy menée par Valérie Lawson.


Avant de commencer, il me semble important de rappeler la différence entre un critère et un cliché, parce que ce n'est pas la même chose, même s'il s'agit de deux éléments récurrents.
Un critère est un principe, un élément de référence qui permet de juger, d'estimer, de définir quelque chose. Dans le cas d'un genre littéraire, il faut qu'une œuvre réunisse un certains nombres de critères pour être classée dans l'un de ces genres. Les critères principaux de la fantasy sont la présence magie, l'absence de doute pour le lecteur de l'existence de cette magie et la capacité à faire rêver, voyager le lecteur.
Un cliché est une formule rabâchée tellement de fois qu'elle en a perdu toute originalité. Bien souvent, les clichés lassent et les lecteurs se détournent de ces récits qui racontent sans cesse la même histoire.

1. Les prophéties et les élus

Combien de fois n'a-t-on pas croisé un résumé qui commence par « Machin est fermier dans le village perdu de Truc. Pourtant un destin fabuleux l'attend car il est l'Élu — avec une majuscule, s'il vous plaît — de l'antique Prophétie de Bazarbrol et doit sauver le Monde. » ?
Cette phrase est un condensé d'une bonne partie des clichés que l'on peut trouver en fantasy, à savoir :

  • Machin est un garçon. Mais j'avais dit que je ne parlerais pas des clichés sexistes, alors passons.
  • Il est fermier. Ce n'est pas un forgeron, un prince, un soldat émérite ou que sais-je. Dans tous les cas, c'est un garçon de rien qui, au fil du récit, devra gravir les échelons.
  • La Prophétie — re-majuscule — est "antique". Elle n'a pas 10 ans, 15 ans, 100 ans, non, elle est antique.
  • L'Élu doit sauver le monde... rien que ça.

Je vous avoue que, neuf fois sur dix, quand je croise les mots élu et prophétie, je repose illico le bouquin dans le rayonnage. En général, les prophéties et les prédictions annoncent toujours la même chose : l'arrivée d'une personne (en général un adolescent mâle) qui doit sauver le monde... Quand on se retrouve face à des résumés comme celui dont je vous ai parlé plus haut, le récit n'annonce pas beaucoup d'originalité : on sait qu'on va se retrouver dans ce que Joseph Campbell appelle la quête initiatique et, en général, on se retrouve avec une histoire qui suit parfaitement, étape par étape, le résumé simplifié qu'en a fait Christopher Vogler. Du coup, au bout de deux ou trois chapitres, on sait déjà comment ça va se finir, qui va mourir, les épreuves que le héros va traverser, etc.

Je crois que je n'aime pas du tout les prophéties... Biggrin

Ce que je vous propose pour changer ça : pour commencer, au lieu de parler de l'avènement d'un héros, pourquoi ne pas plutôt raconter le réveil d'une puissance maléfique ? Sans parler d'un élu qui contrecarrerait les plans des méchants.
J'ai croisé dans plusieurs romans des manières intéressantes de gérer les prophéties. Par exemple, dans la série Le Marais des Sauryls de Danielle Gourbeault-Petrus, les prédictions ne sont comprises par les héros qu'une fois les faits accomplis. Dans ce romans, les protagonistes sont hantés par des préjugés qui les mettent sur de fausses pistes ce qui a pour conséquence qu'ils interprètent mal les prophéties qui leur sont livrées. J'ai adoré cette idée.

Je pourrais vous citer également le premier tome de La Voie des Oracles d'Estelle Faye dans lequel l'héroïne elle-même est une devineresse et voit l'avenir de l'histoire. Mais c'est traité avec tellement d'ingéniosité qu'on ne comprend pas ce qu'elle voit et que lorsque le lecteur arrive au passage prophétisé, il ne se doute de rien ou presque.
Ou encore Harry Potter, dans lequel la prophétie arrive dans l'histoire presque comme un cheveux sur la soupe.

Il y a également les prophéties des tragédies grecques : les personnages font tout pour échapper à leur destin, mais ce dernier finit toujours par les rattraper.

2. Les univers médiévaux européens

Malgré l'abondance de roman medfan, très peu de ces derniers se déroulent dans un univers qui ne soit pas inspiré du Moyen-Âge européen. Les vêtements, l'ordre social, les châteaux, les armes, etc. sont basés sur cette période du Vieux Continent.
Les noms également sont très souvent choisis dans un registre européen/germanique ou alors dans un registre phonétique très proche à celui des noms elfiques de Tolkien.

Et là, je me jette la pierre à moi-même, puisque j'ai plongé tête baissé dans ce cliché. Presque... puisque j'ai également des nations plus "arabisées" et "asiatisées". Mais c'est vrai que sur le blog, je ne traite principalement que du Moyen-Âge européen, n’effleurant que très rarement les autres continents et les autres périodes. Je vous promets de changer cela à l'avenir !

En attendant, pour résoudre ce point, je vous conseillerais de réfléchir aux autres cultures qui vous intéressent et de voir si vous ne pouvez pas les inclure dans votre roman ou dans un projet futur. Tentez de considérer également des choix qui vous paraîtraient incongrus au premier abord, comme placer votre roman au cœur de la forêt amazonienne. Peut-être que cela vous donnerait des idées.

Il en va également de même pour le noms : n'hésitez pas à explorer d'autres registres phonétiques comme l'hébreu, l'arabe, le japonais ou encore le grec.

3. Les vieux barbus qui savent tout

La figure du Merlin est un personnage souvent incontournable de la fantasy. Quand je parle de Merlin, j'entends par là, les personnages qui ont le le rôle de mentor sage et puissant qui guide le héros sur le chemin de la raison et du courage, etc.. Ce sont des Gandalf, des Brom, des Dumbledore, des Morpheus, des Iroh, etc. Hormis le fait que Morpheus ne soit ni vieux, ni barbu, ils ont tous le même rôle et sont presque tous des copies conformes les uns des autres, aussi bien par leur physique que par leur caractère.

Pour éviter les stéréotypes du Merlin, vous pouvez, soit le rendre faillible : très souvent, on ne leur connait pas de véritables défauts et ils sont toujours très affables, souriant gentiment aux bêtises du héros. Donnez-leur des défauts, des vrais. N'hésitez pas non plus à ne pas les rendre tout puissant, donnez-leur des faiblesses, des maladies, etc.
Ne les faites pas mourir non plus, ça changera Wink

4. Personne ne veut jamais être archer

A part Legolas et Katniss Everdeen (et encore, Hunger Games n'est pas de la Fantasy...), citez-moi, au moins, un personnage principal de roman qui manie l'arc comme arme principale ? (N'hésitez pas à me les citer en commentaire Wink )

Je suis persuadée que vous galérez autant que moi à en trouver ! C'est vrai qu'il y a souvent un personnage d'arrière-plan qui manie l'arc, mais le plus souvent, les archers n'ont pas la part belle dans les romans de fantasy. Ils sont rarement le personnage principal, le mentor ou le héros. Ces personnages-là manient le plus souvent l'épée ou la hache.

Quand je vois Katniss ou Legolas ou Lars Andersen (je vous invite à regarder la vidéo en dessous), je me dis que les archers sont tout de même pas mal balèzes et qu'on devrait en mettre plus dans les romans !


5. Il n'y en a que pour les épées, les haches et les arcs

Là, je pense que tout est dans le titre. J'ai, effectivement, rarement croisé autre chose que des épées, des haches et des arcs... Parfois on croise des marteaux... C'est justement pour changer que mes personnages principaux se battent avec des dagues, un luth, un bâton et des doubles sabres ! Biggrin

Pour remédier à ce cliché de voir toujours les mêmes armes, j'ai justement créé une série d'articles pour nous faire découvrir — oui, je dis bien "nous", parce que je découvre aussi beaucoup de choses en me documentant pour rédiger mes articles — plusieurs types d'armes différentes et ainsi ouvrir nos horizons à d'autres possibilités. Si vous êtes curieux et que vous n'avez pas encore lire ces articles, les voici : Les épées, Les sabres et Les armes spéciales. La semaine prochaine, on parle des armes de jet et de traits Wink

6. On ne voit que des monarchies

Ce point-ci rejoint un peu le point 2 : les régimes mis en place dans les récits medfan sont souvent des monarchies, rarement des empires, presque jamais des républiques.

Pourtant il existe tellement d'autres régimes politiques : des technocraties, des ploutocracies, des théocraties, etc.
Pour vous donner un exemple, dans mon roman, j'ai, entre autre, une république, une technocratie et une confédération.

7. Les elfes, les humains, les dragons, les nains et toutes leurs variantes

Alors qu'il existe pléthore de créatures fantastiques, légendaires ou mythiques, on ne se cantonnera toujours, ou presque, qu'aux mêmes : les humains, les elfes et les dragons. Exit les dryades, faunes, korrigans, etc. Très peu de romans medfan parlent d'autres créatures que de celles-ci. D'ailleurs, je n'en connais qu'un : la duologie Abyme de Mathieu Gaborit où le personnage principal est un farfadet. Ensuite, si on sort de la medfan, on tombe vite dans la bit-lit pour se retrouver coincer entre des loups-garous et des vampires. A la rigueur, il y a la steampunk fantasy qui remet beaucoup les créatures féériques au goût du jour.
Je plaide d'ailleurs coupable pour ce point-là également. Mais je l'assume parfaitement et c'est, d'ailleurs, intentionnel de ma part Wink

Pour remédier à cela, je pense qu'il nous faut passer outre nos habitudes, d'abord, puis nous informer et faire fonctionner notre imagination pour trouver des idées. Et je ne doute pas que nous y arriverions !

8. Une absence totale de science

Je vous vois venir : « Oui mais t'avais dit dans ton article à propos de la différentiation des genres de l'Imaginaire que dans la Fantasy, il n'y avait pas de science et que de la magie. »
Oui ! Mais non... Bien entendu, il faut tout remettre dans le contexte : ce que j'entends par science ici, ce ne sont pas des calculs de physique théorique pour tenter de résoudre l'incertitude d'Heisenberg, mais simplement un peu de trigonométrie et de géométrie pour construire des maisons droites et de l'algèbre pour faire sa comptabilité. Un peu de chimie pour faire de la bière et du vin et, pourquoi pas, un peu d'alchimie. Et de la biologie, de la médecine, de l'astronomie, etc. Des bribes, pas grand-chose, juste ce qu'il faut pour ne pas oublier que votre monde ne repose pas totalement sur la magie.

Ensuite, la science et la magie ne sont pas incompatibles. Quand les deux se mélangent, cela s'appelle de la Science-Fantasy.

Donc voilà, pourquoi n'incorporerait-on pas un géomètre, un architecte ou un biologiste dans un roman medfan ? Une idée à creuser, je vous le dis !

9. ... et de technologie

Il en va de même que pour le point précédent : par technologie j'entends l'ensemble des outils et des matériels utilisés dans l'artisanat et l'industrie. Donc pas les smartphones, laptop et autres, mais bien les meules, marteaux, burins, tours de potier, etc. Même si on ne considère que le Moyen-Âge européen, il y avait énormément d’inventions techniques et d'outillages dont on n'entend que très rarement parler.

Ensuite, il y a également les outils dits "technomagiques", c'est-à-dire des objets pensés, étudiés et fabriqué dans le but de manipuler la magie : les baguettes magiques, les portails asuras dans l'univers Guild Wars, le miroir magique de la belle-mère de Blanche Neige, Excalibur, Mjöllnir, etc.

Les aspects technologiques et technomagiques des mondes que nous croisons et créons sont souvent limités aux mêmes outils et instruments, je pense que nous pourrions faire mieux !

10. Il doit y avoir une quête

Ne vous méprenez pas : j'adore ça ! Mais pourquoi les romans de fantasy ne devraient toujours se centrer que sur une seule quête ? Doit-il toujours y avoir un personnage ou un groupe de personnages qui doit voyager accomplir une action héroïque (qui, le plus souvent est de sauver le monde... ou se venger) ?

Je pense qu'on pourrait trouver mieux que ça : rendre les quêtes plus complexes, entrecroiser les fils de plusieurs intrigues,...


J'aimerais conclure en disant que je ne généralise pas ! Tous les romans de fantasy ne sont pas comme ça, bien évidemment ! Il s'agit seulement des clichés que l'on croise souvent et j'avais envie de vous faire part de mon point de vue et peut-être vous faire vous rendre compte que certains clichés se retrouvent dans votre roman et qu'il est encore temps de les adapter... ou pas ! Wink
Je pense que c'est bien de rester dans les sentiers battus en apportant sa touche personnelle d'originalité, mais je pense aussi qu'un brin de folie, qu'un vent de changement pourrait être très agréable de temps en temps Wink

Comme d'habitude, n'hésitez pas à me donner votre avis à propos de ces différents points, si certains se trouvent dans votre romans ou pas, comment vous les avez détournés ou évités, etc.

Commentaires

Bonjour,

Il existe un serie de 12 livres assez rafaichissante qui peut combler quelques clichés, " L'apprenti  d'Araluen ".

Le heros est un rodeur qui utilise son arc en arme principal, et 2 couteaux pour le seconder. Pas d'histoire de prophétie, le monde est effectivement medfan mais on voyage beaucoup ( skandinavie, arabie, japon ... ) et Il y a beaucoup de réference historique. Par contre on est sur le chemin classique de la quête pour sauver le royaume...

 

Merci pour ce conseil de lecture smiley

Concernant le thème de "sauver le monde", c'est LE principe-même de l'epic fantasy, c'est même ce qui définit ce sous-genre. C'est également l'un des thèmes récurrents de l'heroic fantasy puisqu'elle tourne autour du principe d'un héros qui doit sauver quelqu'un ou quelque chose. Ce sous-genre regroupe des récits de faits héroïques, jsutement wink

Du coup, si tu veux lire autre chose que des histoires de gens qui sauvent d'autres gens (ou des trucs), il faut lire d'autres (sous-)genres wink

Article très intéressant !

Pour moi, en ce qui concerne les élus et les prophéties, j'en lis beaucoup mais je n'en écris jamais. Dans mon univers, les gens pensent que l'avenir est quelque chose de totalement imprévisible !

Les univers médiévaux, c'est quasiment inévitable. Même si je préfère inventer des régimes politiques (et si ça se trouve, ils existent et je l'ignore, étant donné que je suis nulle en politique !) je dois avouer qu'ils se basent sur un univers plutôt médiéval. Parce-que les châteaux, les royaumes, tout ça, il faut dire que ça en jette !

Les vieux barbus, ils ont le don de l'énerver au plus haut point ! Pourquoi est-ce qu'ils ne doivent parler que par énigmes et ne révéler leurs secrets qu'à leur mort ? Je n'en ai mis aucun dans mon roman pour l'instant, et s'il y en a un à un moment, il ne sera pas du tout de ce genre !

Les archers, moi, je les adore. C'est le genre de personnages que je trouve vraiment stylés ! Mais je n'en ai mis aucun dans mon roman, pour le moment. Je préfère les combats de magie ou à main nus, ou bien avec des dagues. 

J'en reviens à ce que j'ai dis, ce que j'adore par dessus tout, c'est les combats de magie. Alors pour mon personnage principal (qui est plus un anti-héros qu'un héros, d'ailleurs) il ne se bat qu'avec la magie. 

Sur le fait de la monarchie, je suis d'accord qu'on le voit de partout. Sûrement parce-que les contes etc se passent presque tous dans un univers monarchique... Personnellement, même si je lis pas mal d'histoires dans le genre, mon univers ne se base pas sur ça. Je ne sais pas du tout comment on appelle ça (j'ai dis que j'étais nulle en politique) mais le pouvoir est partagé dans un groupe de personnes, que j'ai appellé le conseil, dont chacun est responsable de l'organisation d'un continent. Mais j'ai aussi inclu des divinités, qui ont en quelque sorte peur de voir ces gens leur voler leur influence... C'est complexe, je l'admet ! X) 

Personnellement, dans mon roman, je m'inspire rarement de ce qui a déjà été fait. J'invente mes propres créatures, en gardant tout de même quelques bases, comme les dragons, en particulier. J'inclus aussi des feu follets, parce-que j'en suis complètement fanatique ! Mais à part ça, j'invente quasiment tout. 

Pour le point suivant, il faut dire que ce n'est pas toujours évident de mélanger science et magie. J'essaie de le faire le plus possible, en donnant des explications rationnelle aux choses. J'attribue les phénomènes magiques à des énergies qui circulent dans le monde, par exemple. Et pour la technologie, j'essaie un maximum d'inventer des objets fonctionnant grâce à la magie. 

 

Les quêtes, c'est un peu la base des bases. Elle sert à forger les personnages tout en présentant l'univers du livre. Dans mon roman, il n'y a pas de quête bien définie, disons plutôt que le personnage principal se retrouve confronté à des événements qui pourraient s'en rapprocher, mais de façon assez imprévisible... 

Vous me direz, en même temps, mon histoire se rapproche de la dark fantasy, mais se finissant relativement bien. (un personnage principal qui a des pouvoirs incontrôlables, et qui doit à la fois éviter une sorte de secte et le conseil, qui dirige le monde et qui le considère comme une menace, tout ça dans une intrigue pas très joyeuse...) 

En tout cas, je vais essayer de ne pas trop tomber dans le cliché ! X) 

Merci pour ton commentaire ! wink

Je crois que je vais devoir réécrire le dernier point... il est très souvent mal compris ^^'

Ce que je dis dans ce point, ce n'est pas que les quêtes dans les romans fantasy soient des clichés. Ce qui est cliché, c'est le fait que, en général, il n'y en a qu'une seule et unique. Il n'y a que peu de quêtes secondaires.smiley

Ah, alors oui, en effet, je crois que j'ai mal compris ! 

C'est vrai que le fait d'avoir plusieurs quêtes en même temps, on le voit rarement... C'est sûr que c'est plus compliqué à mettre en place et à organiser pour l'auteur, mais si c'est bien fait, c'est beaucoup plus intéressant qu'une seule et unique quête. 

J'ai bien lu tout ton article et je le troue très bien rédiger ^^

Personnellemment, je suis écrivaine, et je dois dire que même si j'écris sur de la fantasy et du fantastique (qui sont très différents), je ne réponds pas trop à ce genre de critères. Enfin, évidemment, il y a des élus, mais je vais expliquer pourquoi cela est différent :

Dans le livre qui parle d'élus, ceux-ci le sont pour un but diplomatique, et le fait qu'ils soient (comme par hasard) plus jeune que les élus de la génération d'avant, a également un intérêt (une critique de notre société ou les jeunes n'ont pas grand pouvoir).

Mais je trouve ça intéressant de voir que certains sont obligés de mettre des clichés dans leur récit. Les codes sont importants, c'est ce qui permet d'avoir plusieurs genres ou sous-genres, mais les utiliser trop je ne comprends pas ce que ça apporte. Aurais-tu une réponse pour cela ?

Je te félicite encore pour ton article, je reviendrais le lire si j'ai un doute ^^

Kisu ! <3

Merci ! laugh

Si on tombe dans les clichés, c'est surtout parce que c'est facile (ce sont des aspects qui sont connus et reconnus, on sait comment ça marche, c'est aussi ce qui vient de manière instinctive) et rassurant (l'être humain est ainsi fait qu'il préférera toujours se diriger vers ce qu'il connaît le mieux).
Les clichés, c'est aussi ce qui fonctionne le mieux commercialement parlant. Du coup, si on veut vendre c'est aussi vers ça qu'on va souvent se diriger ou que les éditeurs vont choisir de publier. Pour moi, la littérature de clichés est aussi la partie emmergée de l'iceberg. Je suis persuadée qu'il y a des tonnes de romans novateurs qui ont été écrits et qui ne sont jamais sortis de l'ombre.

Mais ce n'est que mon avis d'autrice-lectrice wink

Salut à tous,

Article intéressant comme toujours, merci Zaha.

Juste un petit mot sur ce qui est de "pourquoi faire toujours du médiéval européen, il y a le japon ou d'autres contrées fort intéressantes".

Peut-être parce que c’est logique en tant qu’européen ? Là où je veux en venir, c’est que je trouve que cette considération souffre un peu du « complexe d’ouverture d’esprit » propre à notre époque, si je peux me permettre cette réflexion… ça me paraît tout aussi logique qu’un auteur chinois prenne ses racines dans son décor culturel ou qu’un Polynésien mette en avant ce qui a construit sa vision du monde.

Ça ne veut pas dire qu’il faut maintenir ces clivages (ce n’est pas ce que je pense soyons clairs) mais je trouve ça vraiment étrange d’avancer que c’est un cliché de faire de la fantaisie européanisante.

En fait, au-delà du décor, la question qui me semble la plus importante dans un univers construit c’est celle de la place que l’on donne à l’exotisme. Il est indispensable de créer des fenêtres vers l’extérieur, mais le mystère me paraît d’autant plus beau et porteur de « wonder » quand il s’étend justement aux franges d’un système familier.

Je trouve que faire du « tout exotique » tue l’exotisme dans l’œuf ; parallèlement, on peut rendre son sel à ce que l’on croit éculé par de petites touches bien placées

Pour ces raisons j’aime le classique, le cliché (dans le bon sens du terme), parce qu’il n’attend que de pouvoir nous surprendre pour peu qu’on le bouscule un peu (on est d’accord c’est une sensibilité toute personnelle).

Même remarque pour les héros mâles : je crois que la majorité des auteurs sont des hommes, tout bêtement. Ca me gêne moins que de voir une héroïne en bikini en l’occurrence – mention spéciale pour l’hilarant bikini-armure.

Tout ce que tu viens d'expliquer porte même un nom : l'ethnocentrisme wink

Faire de la High Fantasy dans un univers MedFan est devenu cliché par le fait que la plupart des univers de High Fantasy sont MedFan. La cliché réside dans le fait que les univers sont médivaux ET européens. Il y a d'autres endroits dans le monde que l'Europe ET d'autres époques que le Moyen-Âge. Si tu veux rester ethnocentré, on pourrait partir dans les univers celtiques de Jaworski, par exemple, pour changer du médieval, mais rester tout de même en Occident, avec des hommes blancs en guise de héros.

Je comprends ce que tu veux dire par le complexe de l'ouverture d'esprit et je suis d'accord que certains auteurs et certaines autrices se forcent (plus ou moins) à écrire de l'exotique juste pour être originaux. Mais je pense aussi que d'autres s'obligent à rester focalisé-e-s sur cette Europe médiévale par convention plutôt que par conviction. Quand on est quelqu'un ouvert d'esprit (et d'aventureux), on a envie d'explorer d'autres horizons et certaines idées préconsues ou certaines peurs nous empêchent de le faire.

Ensuite, je crois également que pour s'enrichir en tant qu'écrivain-e, il est intéressant de sortir de sa zone de confort, justement. Et, donc, d'explorer d'autres endroits et d'autres temps.

Moi, dans l'histoire que je me prépare à écrire, certes, il n'y a que des royaumes, mais l'un d'eux est inspiré du Japon. Deux des personnages du groupe de héros viennent de ce royaume. Et l'un d'eux est une archère. Ei il n'y a pas de prophétie. On demande simplement à l'héroïne de stopper le grand méchant et elle accepte. A la différence qu'on veut qu'elle le tue, allors qu'elle, elle veut le au moins essayer de le convaincre de changer ses plans parce qu'elle hait la violence et estime que tout le monde a droit à une seconde chance.

Youhou !

Je suis tombée sur ton site il y a quelques jours, et il est vraiment super avec des tas d'infos intéressantes !

Concernant cet article de clichés, je suis tout à fait d'accord avec toi. Surtout concernant le premier point. Pour ma part, je suis en train d'écrire un roman fantasy (enfin, un peu science-fantasy mais pas tellement... xD) qui parle d'une petite fille d'une dizaine d'années (ça change un peu !) qui a perdu la mémoire et qui se réveille "pour la première fois", on va dire, complétement perdue dans une région Devonienne (territoire des Devons, l'une des races de mon univers).

Il n'y aura pas non plus de prophétie ou je ne sais quoi, c'est vrai que cette petite fille est spéciale et dispose d'un grand pouvoir, mais c'est tout à fait "naturel" , elle n'a pas été "choisie", c'est juste du fait de la génétique et de ses origines (par exemple, elle est la dernière d'une lignée puissante, c'est l'une des dernières Lyphurienne, terre massacrée à cause d'une guerre, etc qui font qu'elle est plein de choses spéciales à la fois, et qui, du coup, la rendent unique).

Concernant le numéro 6 (les monarchies), dans mon roman il a des empires, des monarchies, et une race qui vit en "tribu" (je sais pas comment on qualifie se système ?) en tous cas c'est loin d'être fini car je n'ai pas encore établi les autres systèmes (d'ailleurs, j'irai voir quels sont ceux que tu as cité ! ^^)

Le numéro 7 : ce que j'ai le plus souvent remarqué dans les livres fantasy ! Le manque d'originalité dans les races ! Personellement, j'ai utilisé des races comme les elfes et les sirènes, les kitsune (avec toutefois un autre nom et des caractéristiques assez différentes) mais la plupart on été inventées par moi.

Aussi j'ai remarqué qu'il n'y avait jamais de vampires (ou loups-garous) dans ce genre d'histoire, ils ne sont là que dans un monde où il existe que des humains. J'ai remarqué ça après avoir intégré la race Vampire dans mon roman (je l'ai tellement peaufinée que mon amie m'a dit que je les ai complètement déformés, mais un vampire, c'est quelqu'un qui boit du sang, alors du moment qu'il y a cette caractéristique, on fait ce qu'on veut !), du coup j'ai été assez fière xD

Pour ce qui est de l'absence de technologie et de science, c'est vrai que dans la plupart des romans fantasy on considère que le monde de l'histoire est "retardé" par rapport à notre monde actuel.

C'est pas le cas de mon roman x) Je me suis toujours dit qu'un monde magique n'est pas forcément nul en science ! C'est pourquoi j'ai décidé que mon monde magique sera beaucoup plus évolué, pas seulement en science, mais aussi écologiquement et politiquement parlant que le monde non-magique (c'est notre monde, dans mon roman, car on peut passer d'un monde à l'autre).

D'ailleurs, dans le monde non-magique, n'importe qui peut être en réalité quelqu'un du monde magique, car ils sont au courant de l'existence des mondes. Bref, je trouve ça très intéressant, que ces deux mondes soient mélangés mais pas vraiment !

Bon, j'arrête là mon commentaire, j'espère juste que ça ne va pas te donner le tournis ^^' C'est juste que quand il s'agit d'écrire sur ce que j'aime, j'écris de vrais pavés ! 

PS : J'espère que ça ne te dérange pas, mais pour mes notes , je copie certaines parties de tes articles (j'utilise Scrivener du coup c'est facile) afin de pouvoir me retrouver dans mes recherches et avoir accès à des infos sans devoir rechercher sur internet.(c'est tout à fait personnel, je les publierai pas^^) Du coup, je préfère de demander pour être sûre^^

Tant que tu ne diffuses pas mon contenu sans mon accord, il n'y a pas de problème ! wink

Profitant d'une petite période d'acalmie, je relis mes articles préférés ^^

Je vais essayer de voir si mon univers n'est pas trop cliché ^^

1 - J'ai une prophétie et en même temps, ce n'en est pas vraiment une. Elle n'annonce pas l'arrivée d'un héro qui va défaire le grand Méchant-pas-beau (ça commence à être agaçant ce type d'histoires, surtout qu'on ne sait pas pourquoi lui et pas un autre plus qualifié). Elle annonce le retour du mal dans le monde et il n'y a pas d'élu, c'est une décision politique d'empêcher la prophétie de se réaliser. Mais ça fait parti du plan du méchant pour revenir. Il créé cette prophétie de toute pièce en comptant sur le fait qu'on veuille empêcher son retour et en mettant les héros sur une fausse piste qui va au final le faire revenir cette fausse prophétie devient une réelle prophétie. Normalement, c'est pas trop cliché.

2 - C'est aussi très ennuyeux le manque d'originalité du cadre spatio-temporel. J'avais pensé à faire un récit qui prenait place pendant le moyen-âge, mais j'ai vite abandonné l'idée. Du coup, mon univers est un mixte de toutes les cultures et toutes les époques différentes parce que je trouve que chacunes à ses charmes.

3 - J'adore les vieux barbus qui savent tout ! Après il faut qu'ils soient bien écrit, c'est sûr, mais c'est de loin mes personnages préférés. Je n'en ai pas. J'ai bien deux mentors : une jeune femme et un homme quarantenaire. C'est vrai que l'homme présente certaines caractéristiques du vieux barbu qui sait tout, mais j'espère que ça passera. Tu dis qu'il faut leur mettre de vrais défauts. Le mien est accro aux jeux vidéos et aux patisseries, surtout le chocolat, ça semble suffisant ? Et le mentor doit-il toujours avoir un rôle paternaliste auprès du héro ? Parce que j'avais précu que mon héroine et son mentor aient une brève aventure amoureuse qui allait l'aider à grandir et rendre leur lien plus complexe et plus fort au fil de l'histoire. Est-ce que ça fait trop bizarre ?

4 et 5 - J'adore le tir à l'arc ! Mon deuxième personnage principale manie deux armes : l'arc (pour les combats plus indirects) et le bâton (pour les combats rapprochés). J'adore les épées, mais après réflexion, je me suis dit que ce serait trop classique. Et j'ai choisi le bâton parce que j'adore la série Xéna et que mon personnage préféré (Gabrielle) se bat avec un bâton toute la première moitié de la série. En plus, c'est un bon outil pour la marche et ça fait aussi office de bâton de magicien (trois en un) ^^

6 - J'ai de tout. République. Démocratie. Empire. Monarchie. Oligarchie. Technocratie. Théocratie. Et Confédération ^^

7 - C'est que c'est dommage de ne pas se servir de créatures moins connues. Par exemple, l'un de mes personnages principaux et un Lorialet et j'ai des Wendigos. Ils sont trop peu utilisés et c'est dommage. Mais j'aime beaucoup les classiques. J'ai des vampires, loups-garous, fées, sirènes, sorciers, elfes, dragons et nains. Je n'ai pas d'orques, j'hésite à en mettre pour faire une péripéthie, mais bon. J'ai aussi créé d'autres créatures à partir de créatures déjà existentes (dans l'imaginaire, bien sûr ^^). J'ai aussi des humains, mais je fais de la Low Fantasy (la Terre et un univers que j'ai créé) ^^

8 et 9 - Pour les sciences et les technologies, j'ai pas de problème de ce côté là. Je suis très scientifique, alors c'est impensable, pour moi, de ne pas aborder ces sujets là dans mes récits.

10 - Je déteste les quêtes. J'ai jamais réussi à lire un livre ou regarder un filme avec une quête. C'est probablement pour ça que j'ai jamais réussi à lire ou regarder le Seigneur des Anneaux. Donc, j'en ai pas dans mon histoire.

Personnellement, j'ai commencé la Fantasy avec Harry Potter et des livres qui ne remplissaient aucun de ces critères ^^

Le mien est accro aux jeux vidéos et aux patisseries, surtout le chocolat, ça semble suffisant ?

Quand je parlais de défauts, je pensais à de vrais défauts comme la jalousie, la colère, l'intolérance, l'orgueil... qui peuvent avoir un véritable impact négatif sur la relation mentor-disciple ou dans l'histoire elle-même.

Et le mentor doit-il toujours avoir un rôle paternaliste auprès du héro ? Parce que j'avais précu que mon héroine et son mentor aient une brève aventure amoureuse qui allait l'aider à grandir et rendre leur lien plus complexe et plus fort au fil de l'histoire. Est-ce que ça fait trop bizarre ?

A la base, symboliquement, le mentor joue le rôle du père, de la personne qui éduque et transmet le savoir. C'est pour ça que les mentors meurent souvent. En narratologie, tuer un mentor a même sa propre expression : on dit qu' « on tue le père ».
Puisque, dans la famille, une fois que le père est mort, c'est le fils qui est censé reprendre sa place. Dans les romans, tuer un mentor est donc une montée en grade pour le disciple que l'on estime digne de reprendre la place du père/mentor.

Toutefois, pourquoi ne pas changer les codes pour éviter de tomber encore dans le cliché ? wink

 

10 - Je déteste les quêtes. J'ai jamais réussi à lire un livre ou regarder un filme avec une quête. C'est probablement pour ça que j'ai jamais réussi à lire ou regarder le Seigneur des Anneaux. Donc, j'en ai pas dans mon histoire.

Personnellement, j'ai commencé la Fantasy avec Harry Potter et des livres qui ne remplissaient aucun de ces critères ^^

Il y a des quêtes dans tous les romans et Harry Potter n'y échappe pas ! wink

Dans le sens narratif du terme, une quête est une tâche à accomplir par le héros, et ce, qu'elle soit consciente ou pas, qu'elle se dessine toute seule ou pas, qu'elle soit réussie ou pas.

La quête de Harry Potter est de détruire Voldemort, le tout agrémenté de quêtes annexes/secondaires qui sont les intrigues propres à chaque tome (sauver la pierre philosophale de Quirrel/Voldemort, résoudre le mystère de la chambre des secrets, innocenter Sirius Black, survivre/gagner le tournoi des 3 sorciers, etc.). Harry Potter est clairement l'exemple-type d'une histoire à quêtes multiples wink

La colère est un défaut auquel je pensais, mais c'est vrai que j'ai du mal à lui en mettre. Tu penses qu'il faut lui mettre plein de défauts ou garder un seul vrai défaut et le développer au maximum ?

Même si un mentor est, à l'origine, une figure paternelle, l'apprenti peur apprendre auprès de son mentor sans qu'il ne le considère comme le père qu'il n'a jamais eu, non ? Après tout, tu as dit dans ton article sur les archétypes et les stéréotypes que les mentors pouvaient prendre diverses formes (livres, animaux...). C'est juste que ça me semblait un peu étrange, mais en l'écrivant, je n'aurais peut-être pas la même sensation. Merci ^^

Quand je parlais de quêtes, je ne pensais pas vraiment à ce que l'on peut apparanter au but de l'histoire. Mais je ne suis pas très sûre de la définition exacte du terme. Parce que si tous les romans ont une quête, en quoi cela devient un cliché ? Ce devrait plutôt être une condition sine quanon pour écrire un roman, non ?

Mais c'est vrai qu'Harry Potter remplit plusieurs des clichés cités plus haut. Cependant, je trouve qu'ils sont bien traités. La prophétie, parf exemple n'apparait réellement qu'à la fin du tome 5. De plus, ce n'est pas à cause du Destin qu'il devient l'Élu, il y a une vraie raison. C'est parce que Voldemort a pris conscience de cette prophétie qu'il a provoqué sa réalisation. Si Voldemort n'avait jamais su, Harry aurait été un garçon comme n'importe quel autre et personne n'aurait pu défaire Voldemort. Le point central n'est pas la prophétie à mon sens, c'est plutôt la nuit où Voldemort a attaqué Harry et tué ses parents. S'il n'y avait eu que Dumbledore au courant, Harry ou Neville (puisque c'était les deux candidats) n'auraient pas pu vaincre Voldemort. D'ailleurs le livre "Harry Potter et l'enfant maudit" le souligne parfaitement bien ^^

Il est plus facile de gérer quelques petits défauts qu'un seul gros (parce qu'il faudra être inflexible sur son comportement à ce niveau et ce n'est pas toujours évident à écrire). En avoir plusieurs petits permet d'avoir un personnage déjà plus réaliste, mais ensuite plus facile à écrire. Comme les défauts sont plus légers, ils sont plus facile à écrire, à "doser" d'une certaine manière.

Alors, je n'ai pas dit que le disciple devait considérer le mentor comme son père, mais que d'un point de la narratologie (donc de la science qui étudie les manières de raconter des histoires et les symboles qui s'y cachent) le mentor a le rôle du père. C'est un symbole, pas un rôle effectif.
En narratoligie, le père est le symbole du savoir, de l'autorité et du pouvoir. Un mentor est donc une personne qui éduque, qui apprend la discipline et qui est fort/puissant/intelligent/influent/etc. (le ou les qualificatifs dépendent du contexte du mentorat).
Donc oui, un mentor peut prendre n'importe quelle forme tant qu'il possède un savoir qu'il veut transmettre, qu'il a une forme d'autorité (dans le sens où le disciple l'écoute et le respecte, pas dans le sens où il est soumis) et qu'il est (ou était) puissant.
Le mentor est tellement complexe qu'il mérite un article à mui tout seul (qui est en projet, d'ailleurs)

La prophétie dans Harry Potter tient plus de la prophétie de la tragédie grecque que la prophétie à laquelle on est habitué. (Ça aussi, ça mérite un article entier, qui est aussi en projet) wink

 

Je vais essayer de travailler au mieux sur les défauts, merci ^^

Dans la partie "Magie", est-ce que tu comptes faire un article sur les prophéties ? Qu'entends-tu par "prophétie de la tragédie grecque" ? Je pense que celle d'Harry Potter ressemble à une prophétie auto-réalisatrice ^^

Je ne comptais mettre l'article à propos des prophéties dans la série sur la magie, mais oui, il y en aura un. wink

Super ! ^^

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