Lire quand on écrit : un indispensable ?

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Si vous cherchez des idées de lectures, pensez à consulter la liste des maisons d'édition et des auteurs autoédités et ma PàL pour le PIF.

Lire quand on écrit : un indispensable ?

Aujourd'hui, j'aimerais parler avec vous d'un sujet dont j'ai souvent entendu parler (lu écrit ?) mais que je n'ai jamais croisé sur un blog ou de manière développée : les relations entre la lecture et l'écriture.

Les liens entre la lecture de fictions et l'écriture de romans sont souvent évoqués sans vraiment être traités. Du coup, j'avais envie de donner mon avis et de vous demander le vôtre, chers abonnés et chères abonnées.
Dans cet article, je voudrais aborder ces liens sous différents angles pour tenter de répondre à cette question : Est-il indispensable de lire quand on écrit ?

N.B. : La réponse et les explications que je développe dans cet article ne sont que mes propres idées et réflexions et non des vérités universelles. wink

La lecture et l'inspiration

J'ai déjà croisé comme réflexion : Il n'est pas nécessaire de lire, puisqu'il y a les séries et les films pour s'inspirer.

Et... j'ai bondi ! Je pense que si vous avez lu mes articles 10 astuces pour trouver l'inspiration et La boîte à outils de l'écrivain, vous avez dû vous douter de ma réaction ! wink

Je voudrais ne pouvoir vous répondre que par cette simple image...

... mais ce ne serait pas correct. wink

Je pense que les films, séries, BD et autres peuvent être de bons compléments d'inspiration, c'est vrai. Mais je pense qu'il ne faut pas s'en contenter. Dans les livres, il n'y a pas ce côté visuel qui, pour moi, bride notre propre visualisation en même temps qu'il le nourrit. Quand on regarde un film ou une série, nous sommes nourris d'images en même temps que d'histoires et d'univers, mais ces films et séries nous imposent un visuel. Ces représentations sorties des imaginaires d'autrui viennent nourrir notre propre imaginaire visuel. Et ça, c'est cool.

Mais ce qui est encore plus cool, c'est pouvoir créer nos propres images pour les intercaler dans d'autres univers. Et c'est là que je trouve que la lecture est importante. Dans les livres, il n'y a pas d'images imposées (hormis l'illustration de couverture...), il n'y a que du texte (des gris pour utiliser un terme d'imprimerie) qui ne nous impose aucun visuel. C'est à nous, en tant que lecteur, d'aller chercher dans notre mémoire les éléments qui créeront le portraits de tel personnage, la sculpture de telle façade, etc.
Pour moi, cet exercice est indispensable pour nous, écrivains et écrivaines, pour nous apprendre à créer des images, à élaborer nos propres puzzles visuels afin que nous puissions donner naissance à un imaginaire qui nous est propre.

Je comparerais ça à la citation de Lao Tseu : Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour. Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours.
De mon point de vue, ne se contenter que des séries et films, c'est comme nous donner du poisson. Alors que naviguer entre des œuvres visuelles (séries, films, BD, mangas,...) et des livres sans images, c'est apprendre à pêcher.

La lecture et les modèles

C'est connu que, en Art, lorsque l'on veut apprendre, il faut prendre un modèle, faire comme... Et la littérature n'échappe pas à cette règle. Je pense donc qu'il est important de lire beaucoup pour se trouver un modèle à copier, dans un premier temps, pour s'exercer avant de s'en défaire une fois que l'on a trouvé notre propre style, nos propres mots, en bref : notre griffe.

Quand on écrit des livres, il est important de s'imprégner des mots des autres, de leurs univers, de leurs styles afin de pouvoir en tirer ce qui nous convient et faire notre propre chemin en tant qu'écrivain-e. En gros, il faut apprendre les règles pour mieux s'en défaire.
Et je ne vois pas comment on pourrait apprendre à retranscrire des ambiances, des personnalités, des sentiments,... si on n'a pas appris comment les autres (les maîtres) le font. Les mots et leur usage ne s'apprennent pas au cinéma, ni dans les BD. Il faut des textes pour comprendre comment assembler les mots afin de transmettre des ambiances ou des personnalités.

Pour vous donner un exemple : j'ai relu plusieurs passages de batailles de plusieurs livres afin de m'imprégner des champs lexicaux et des structures des phrases pour retranscrire l'ambiance juste et le bon rythme dans mes propres écrits. Il ne s'agit pas ici de plagiat, mais bien de prendre exemple sur un maître en m'inspirant de ses techniques pour créer les miennes.

La lecture et le plagiat

J'ai entendu plusieurs auteurs/-trices dirent que pendant qu'ils/elles écrivaient un roman d'un certain genre, ils faisaient tout pour éviter de lire dans ce genre-là. Certain-e-s vont même jusqu'à arrêter complètement la lecture (de romans). Tout ça pour s'assurer de ne pas plagier les auteurs/-trices qu'ils/elles sont en train de lire et/ou pour éviter une sorte de surplus d'idées qui mettrait leur roman en cours sens dessus dessous.

D'autres, en revanche, s'abreuvent allègrement du genre en cours d'écriture afin, justement, de ne pas manquer d'inspiration, d'idées ou pour garder constamment à l'esprit les champs lexicaux dont ils ont besoin.

Et les dernier-e-s s'en fichent comme de l'an 40 et lisent ce qu'ils/elles ont envie de lire.

En toute honnêteté, je trouve que ces trois méthodes se valent puisqu'elles ne relèvent pas de la pratique de l'écriture en elle-même, mais bien du ressenti et des besoins de chacun.

Pour ce qui est de moi, je fais partie du dernier groupe. Toutefois, quand je suis en pleine préparation d'une histoire, j'aime bien m'imprégner de divers univers/récits qui ressemblent à ce que je suis en train de préparer.
Petit scoop du jour : je suis en train d'accumuler les romans de pirates parce que je compte écrire une histoire de pirates dans mon univers, Tell'Andra ! wink

En conclusion : est-il indispensable de lire quand on écrit ?

Vous l'aurez compris, pour moi, c'est un grand OUI !

J'ai énormément de mal à concevoir qu'on ne lise pas (quand je dis "pas", je veux dire "pas du tout", de l'ordre de moins de 5-10 livres par an) et qu'on veuille écrire des romans. Pour moi, quel que soit le domaine artistique dans lequel on évolue, on a besoin de se nourrir de la production de ses semblables pour pouvoir créer à notre tour.

L'écriture, ce ne sont pas que des images et des univers que l'on donne au lecteur, ce sont aussi des mots qui transcrivent des ambiances et des sentiments. Si on n'arrive pas à maîtriser ces mots, on ne parviendra pas à retranscrire quoi que ce soit.
Il est vrai qu'en Fantasy et en Science-Fiction, nous sommes souvent des bâtisseurs d'univers dont les échafaudages et les coulisses ne sont accessibles que par nous-même. Cet envers du décor ne nécessite pas de réel recherche de style ou de vocabulaire (la plupart de mes descriptions sont écrites en style télégraphique !). En revanche, pour un roman, c'est une autre paire de manches !
Un roman, c'est un condensé de la vie de nos personnages et, comme aucune vie n'est fade et sans saveurs (bonnes ou mauvaises), il faut réussir à retranscrire cette vie avec des mots justes. Travailler les ambiances, rendre les personnalités,... ne sont pas des choses aisées, mais ce sont des choses qui s'apprennent. Et elles ne peuvent s'apprendre que dans les livres.

 

Voilà ! J'espère que cet article vous a plu !

J'attends vos points de vue en commentaire ! Ça m'intéresse de connaître vos opinions à ce sujet ! laugh

Commentaires

Bien le bonjour,

 

Dans l'ensemble je suis assez d'accord avec toi mais je pense aussi que même quand je n'ecrivais pas, j'avais toujours un livre de chevet et j'imagine que j'en aurai toujours un (j'ai un sentiment de vide quand je n'ai rien à lire). Donc oui je tire l'essence dans les oeuvres des autres par contre je ne lis pas que du fantastique si j'écris ce genre là, par exemple j'aime les thriller ou les romans policier et ça ne m'empêche pas d'y trouver des idées pour mon livre (résolution d'énigme, analyse de l'esprit etc). Les films et les BD m'aident pour faire des descriptions ; quand je vois un monstre à l'écran, je m'imagine comment je le décrirais dans ma tête, c'est un bon exercice pour moi. Enfin je m'inspire aussi pas mal de jeux vidéo pour trouver des concepts, le dernier en date et dont j'ai intégrer l'idée dans mon roman c'est "Shadow of colossus". Ansi j'ai changé pas mal d'idées que j'avais au départ et qui étaient un peu bancale en me calquant sur le thème de ce jeux (du coup dans mon livre il est en partit question pour un personnage de détruire des genres de colosses qui sont en fait la prison d'un esprit corrompu).

Donc je te rejoinds pour dire qu'il faut lire mais pas que.

 

Bonne journée =)

Tout à fait d'accord avec toi, les films, les jeux vidéo, voire des magazines (type Géo par exemple) peuvent être source d'inspiration par un paysage, un univers, un costume (une armure), une arme, des traditions ou coutumes d'une autre civilisation...etc

De même, un livre sur la médecine au moyen âge apportera des connaissances à utiliser sur un roman de fantasy, un livre scientifique pourra être utilisé sur un roman SF. Mais aussi entre thématiques beaucoup moins proches et par exemple des tortures de l'inquisition reprises par un tueur en série dans un polar...

Certains jeux vidéo sont tout aussi inspirants par des univers bien construits (par exemple la série Assassin Creed permet d'explorer des univers historiques assez bien reconstitués) ou des personnages attachants/originaux.

Donc OUI je suis avant tout un grand lecteur de romans mais j'apprécie aussi les autres support dont on peut retirer bien des choses pour construire sa propre histoire.

Pareil : j'ai toujours besoin d'avoir un livre en cours de lecture ! laugh

C'est vrai que je crois qu'il faut aller chercher l'inspiration absolument partout et dans tous les genres. C'est vrai que les romans policier et les thillers sont parfaits pour apprendre à créer des énigmes et/ou des intrigues complexes et pour apprendre à donner les bonnes infos aux bons moments dans son roman. Mais aussi pour apprendre à créer des ambiances de mystère.

J'aime beaucoup l'exercice de décrire ce qu'on voit. Je le fais beaucoup avec des peintures ou des artworks de jeux vidéos. Parfois je pousse même jusqu'à écrire une histoire en me basant sur une image.

Bonjour

Je suis d'accord avec toi, de la même façon qu'un musicien doit apprendre le solfége mais aussi ecouter de la musique pour pouvoir choisir un modèle, un genre (que ce soit pour y adhérer ou s'en éloigner), l'écrivain doit savoir quelles sont les techniques pour pouvoir choisir la sienne.

Je suis plutot du genre lecteur inspiré par ce qu'il lit, au risque d'avoir un tas d'idées qui ne vont pas ensemble pour en tirer quelque chose. Mais savoir qu'un sujet a déjà été traité de telle ou telle manière m'amène à y réfléchir: l'aurais je fait différemment, pourrait-on le faire autrement? Le traitement du sujet m'a enthousiasmé, pourquoi? Le traitement du sujet m'a déçu, comment aurait-il pu être traité autrement...

Concernant les films et BD, effectivement le visuel nous est imposé (et d'ailleurs on est souvent déçu par les adaptations de romans à cause de ça. Mais également les histoires sont réduites, la psychologie des personnages, les explications techniques sur ce qu'ils font (par exemple crocheter une serrure, demarrer une voiture sans clé ou simplement se battre au corps à corps ou avec arme) ne peuvent pas se faire autrement que par dialogues ce qui est impossible pour garder un rythme à l'histoire (hormis une voix off dans certains films mais cela reste limité malgré tout et pas adapté à tous les genres).

En résumé, ma réponse est OUI aussi

J'aime beaucoup ton raisonnement. C'est vrai que c'est intéressant de se questionner sur le traitement d'un sujet. Ça nous permet d'avancer dans nos propres réflexions. Finalement, un-e écrivain-e, c'est quelqu'un qui réfléchi en permanence sur sa manière de voir le monde, en quelque sorte. ^_^

Si je me suis mise à écrire de la Fantasy c'est, d'une part, parce que j'ai toujours aimé ce genre, mais aussi parce qu'un jour j'ai décrouvert Mathieu Gaborit. J'en suis tombée amoureuse (de sa plume, pas de l'auteur ! wink) et je me suis dit que je voulais faire "comme lui mais à ma sauce". Et ça qui m'a vraiment lancé dans l'écriture de la Fantasy et qui me pousse encore aujourd'hui ! smiley

Entre deux écritures, je lis énormément et juste avant d'entamer un nouveau projet, je vais me concentrer un peu plus sur les univers que je veux traiter. Si je veux écrire de la SF, je vais lire, regarder et écouter des musiques en rapport à ce que j'imagine pour m'inspirer, mais dès lors que je commence la phase même d'écriture, j'ai beaucoup de mal à lire en même temps (que ce soit du même univers ou d'un autre genre).

 

Je suis d'accord avec toi, c'est très important de lire quand on veut écrire, il suffit juste de trouver son équilibre si on a peur de trop se laisser inspirer. Je sais que lorsque j'écris, c'est naturellement que je fais une pause lecture pour mieux me concentrer sur mes romans, car d'une certaine façon, j'ai l'impression d'être la première lectrice de mes histoires. Et dès que le roman est fini, je cours vers ma bibliothèque ! ^^

Les personnes qui s'arrêtent de lire pendant les phases d'écriture sont des mystères pour moi ! XD

Du coup, ta réponse est très intéressante pour moi ! Merci ! smiley

C'est plutôt que je n'arrive pas à lire deux livres à la fois, et pour moi, écrire un livre, c'est suivre une histoire au même titre qu'une lecture. Écrire un roman et lire un autre est la meilleure façon pour moi de ne pas plonger dans leur univers, donc je prefère faire comme ça. Mais vu qu'il m'arrive de faire des pauses d'écriture, je lis des petits livres pendant ce temps-là ! ;)

Ah ! Ok ! Dans ce sens-là.

Je t'avoue que je ne parviens pas non plus à lire 2 livres (comparables : je peux lire 1 roman et 1 essai en même temps, mais pas 2 romans ou 2 essais) en mêmes temps. En revanche, pour moi, la lecture et l'écriture sont 2 choses différentes. Pour reprendre tes mots : je ne me considère pas comme la première lectrice de mon roman. Du coup, ça va smiley

Mais je suis incapable d'écrire un roman pendant que j'en écris un autre. Même si celui que j'écris est radicalement dufférent de celui que je corrige. Ça te le fais aussi ?

Après, l'écriture et la lecture sont quand même différentes à mes yeux, mais j'aime avoir une seule histoire en tête. Par exemple, pour une série ou un livre, je n'aime pas faire les deux en même temps ! ^^ (Mais quand je regarde une série, si je ne lis pas un livre, je peux en écrire un. Oui, je sais, étrange !)

Mais écrire deux romans à la fois, j'ai aussi du mal. Ça me coupe totalement des deux univers et je n'arrive pas à avancer. J'ai déjà essayé, mais ce n'est pas pour moi non plus ! :)

Salutations !

Tout d’abord, bonne année 2018 à Tou-te-s !

Je suis plutôt réservé sur le blog, mais je me suis laissé tenter par le débat en lisant vos réponses que j’ai trouvé très intéressantes.

 

Personnellement je serais plutôt de la troisième catégorie, car je me renseigne tout autant sur les sujets en rapport avec mes projets d’écriture qu’avec des choses totalement différentes. C’est pourquoi je m’amuse autant à lire des romans de fantaisie pour mon projet d’écriture de fantaisie, qu’à faire du jeu de rôle sur un univers post-apocalyptique pour mon projet d’écriture post-apocalyptique, ou qu’à regarder des films et des séries de tous genres pour m’alimenter en actions, événements, situations, personnages, lieux, paysages, concepts et autres, susceptibles de m’inspirer.

Lorsque je m’enthousiasme sur un thème d’univers, j’ai tendance à me plonger intensément dedans, ce qui ne m’empêche toutefois pas de m’intéresser à d’autres en même temps et tout aussi intensément. Ce qui m’amène à jongler entre plusieurs supports de différents genres. Je m’intéresse aux séries télévisées, films, romans et jeux vidéo (que je visionne via des "films", condensés des actions de la trame principale) principalement, ainsi qu’à la musique (certains morceaux traduisant étonnamment bien des périodes historiques ou diverses situations et actions). Je fais également du jeu de rôle écrit, ce qui, je trouve, est un excellent moyen pour apprendre à connaître ses personnages, à s’entraîner aux dialogues et à s’immerger dans des ambiances que l’on ne trouve pas dans la réalité.

Toutefois, je pense que l’on n’a pas forcément besoin de ce genre de supports pour nourrir son imagination. En effet, nous ne sommes pas, nous, créateurs de tous poils (écrivains, scénaristes, peintres, …), influencés par nos seuls centres d’intérêt. Je vois plutôt ces créateurs de tous poils un peu comme des abeilles. Elles se baladent à droite à gauche, butinent les fleurs (les supports, notre environnement, …), aspirent le miella (les idées inspirées de ces supports) qui les intéresses, puis rentrent à la ruche (la maison). Là, elles travaillent le miella en y ajoutant des liquides contenus dans leurs corps (méthodologies, idées retenues par le passé, etc…). Enfin, elles déposent le nectar (idée "terminée") dans une alvéole (un projet). Enfin, à ceci près qu’en réalité, le nectar passe par un langoureux procédé de bouche en bouche entre butineuses et travailleuses.

J. K. Rowling eu le déclic d’Harry Potter en achetant des bonbons dans un train, d’autres ont simplement vu un paysage ou regardé une publicité qui les ont tant inspirés qu’ils sont parvenus à créer tout un univers, autour d’une action imaginée sur le moment. Les supports, étant des condensés d’idées en lien avec un univers spécifique, m’apparaissent comme un marché. On y fait ses courses en récupérant des traits d’un personnage qui nous plaisent, une situation insolite qui, en cherchant à trouver un autre déroulement, nous aura amené à une tout autre chose, et ainsi de suite. On peut parvenir à imaginer sans supports ; simplement en se déplaçant dans la rue, en discutant avec d’autres personnes d’un sujet n’ayant en apparence aucun rapport avec notre histoire et réussir à trouver l’inspiration. De la même manière que l’on irait cueillir soi-même des baies sauvages pour faire sa confiture plutôt que de l’acheter toute faite.

 

Aussi, selon moi, se couper ou se plonger délibérément, s’enfermer dans un univers, n’est pas une stratégie productrice. Car notre imagination travaillant sans cesse, avec ou sans supports, nous continuerons de créer et d’enrichir nos idées. Il s’agit donc, plutôt, de trouver son équilibre "d’alimentation".

Je suis tout à fait d'accord avec toi en ce qui concerne la recherche de l'inspiration : elle est partout et pas seulement dans les fictions (tous supports confondus) des autres, elle est aussi dans la réalité.

Mais pour ce qui est de l'apprentissage de l'art de l'écriture, on ne peut pas se passer de la lecture. L'écriture, ce n'est pas seulement de l'inspiration, c'est aussi de la technique rédactionnelle et du travail. Il faut réussir à maîtriser la narration et toutes les techniques d'écriture, pour faire d'une idée (ou d'un ensemble d'idées) un roman cohérent et intéressant.
Passer de l'idée au roman, ne peut pas se faire si l'écrivain ne sait pas écrire. Et pour apprendre à écrire, il faut lire pour apprendre l'écriture des autre. C'est ça que je voulais montrer par cet article. wink

Tu as raison. Je me suis concentré sur le sujet de l’inspiration lors de la rédaction de mon avis. Mais je trouve aussi que la lecture est un carburant essentiel pour la rédaction, pour les raisons que tu as citées. Pour être tout à fait honnête, moi cela me paraît naturel, et j’ai du mal à comprendre que l’on puisse rédiger quelconque type de récit sans s’être auparavant exercé en s’essayant à la rédaction en s’inspirant de styles déjà existants et de griffes d’auteurs.

Salut !
Alors là, désolé de te le dire aussi directement, mais vraiment je t'aime ! Enfin quelqu'un qui utilise le mot « autrice » ! Bon, je vais pas m'étendre sur le sujet puisqu'on est justement du même avis, mais vraiment, merci ! Je ne suis pas le seul !

Rassure-toi, je ne suis pas la seule à le dire ! Je t'invite à consulter cet article de Nathalie Bagadey : Pourquoi je dis « autrice » (et pourquoi je vous encourage à utiliser également ce terme) et à tomber amoureux d'encore plein d'autres personnes ! wink

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