Dans quel ordre doit-on créer les éléments d'un univers ?

Dans quel ordre créer son univers

Aujourd'hui, je voudrais revenir sur un sujet qui a l'air de vous turlupiner : l'ordre dans lequel créer les éléments d'un univers.

Je dis "vous" parce que, en fait, l'article d'aujourd'hui est une réponse à un email qu'on m'a envoyé cette semaine. Dans ce courriel, l'abonnée me parle de ces difficultés à créer son univers par étape, sans se disperser. En vérité, c'est une question qu'on m'a souvent posée par email ou en commentaires et, en plus, c'est aussi une interrogation que j'ai souvent croisée sur les forums et les groupes Facebook.

Donc, comme c'est un sujet qui peut intéresser pas mal de monde, j'ai décidé d'en faire un article ! wink

Alors, avant toute chose, je rappelle que les explications que je vous donne ne sont que mon point de vue et non une étude sémiotique approfondie de la construction d'un roman wink

Voici donc ce que j'ai reçu par email :

[...] je ne sais pas vraiment si je dois partir de la création de mon monde (la carte du coup ainsi que son histoire) ou par la création poussée de mes personnages ? Même si je pense que créer mon monde en premier serait plus sûr afin de pouvoir mieux situer les histoires, les capacités, les caractères etc... de mes personnages. Mais je t'avoue que j'ai tendance à m'éparpiller en ne sachant pas trop quoi faire [...]

Ce à quoi j'ai envie de répondre : oui... et non !
Je ne sais que ça ne vous aide pas plus que ça ! Aussi, laissez-moi développer.

En fait, de mon point de vue, il existe deux manières différentes de créer un roman — ici, par roman, j'entends histoire + personnages + univers. La première manière que je nomme méthode linéaire et l'autre méthode circulaire.

Les différents éléments à développer

Avant toute chose, je voudrais rappeler les enjeux dont il est question ici : quand on parle des éléments à développer, de quoi parle-t-on exactement ?

Il s'agit, ni plus ni moins que des fameux 4 piliers du roman. C'est-à-dire :

  • L'univers (le cadre physique et temporel dans lequel se déroule le récit)
  • Les personnages
  • L'intrigue
  • Le style

Dans cet article-ci, on ne parlera pas du style puisque c'est quelque chose qui se travaille indépendamment des 3 autres points.

Pour ce qui est de la création d'un univers, je vous renvoie à la partie éponyme du blog, Création d'univers, ainsi qu'à ces deux articles : Création d'univers : introduction, Création d'univers : par où commencer ? et à série à propos de la Création des cartes.

Concernant la création des personnages, j'ai écrit quelques articles : Les fiches de personnages, Le MBTI pour créer ses personnages, Les alignements de Donjons et Dragons 1/2, Les alignements de Donjons et Dragons 2/2 et Les femmes et la fantasy.

Et pour l'élaboration de l'intrigue, je vous invite à jeter un oeil à : La méthode des flocons de neige, Le schéma narratif et Le schéma actantiel (qui permet d'élaborer les relations entre les personnages).

Et n'oubliez pas vous de inscrire à la newsletter pour recevoir les fiches pdf du kit de l'écrivain pour vous aider dans la rédactions de vos romans et/ou à me soutenir sur Tipeee pour les recevoir (disponible à partir du palier Baron-Baronne).

Voilà, c'était l'instant pub... Que voulez-vous, il faut bien en faire de temps en temps cheeky

Je pense qu'il y a suffisamment d'article sur les créations d'univers, de personnages et d'intrigue sur le blog pour ne pas avoir besoin de tout développer dans cet article-ci. — Oui, la série sur la magie arrive wink

La méthode linéaire

La méthode linéaire consiste à développer chaque éléments de manière indépendante et les uns à la suite des autres. C'est-à-dire qu'on ne passe au suivant que lorsque l'élément que l'on développe est terminé ou qu'on l'estime terminé. La nuance entre "il est terminé" et "je le pense terminé" est très importante car elle est primordiale dans la méthode linéaire, beaucoup moins, dans la méthode circulaire.

méthode circulaire

C'est une méthode que je trouve très fastidieuse parce qu'elle nous oblige à penser à une seule chose à la fois et à ne développer qu'un seul élément à la fois, et ce, jusqu'à la fin. Or, lorsque l'on crée un univers de fantasy (ou de SF), c'est bien connu que l'on est souvent submergé-e par les idées.

Pour parvenir à développer les éléments d'un roman, étape par étape, il faut d'abord beaucoup de discipline et autant de structure. Commencez par définir les éléments à créer et l'ordre dans lequel vous voulez les développer. Alors, sur l'illustration, j'ai mis "univers" et "personnages", mais ce que vous pouvez faire, et ce que je vous conseille de faire, c'est de subdiviser les étapes et de les classerDétaillez les étapes, vous verrez qu'il est beaucoup plus facile de traiter 50 petites étapes que 3 énormes. Par exemple :

Univers :

  • Géographie
  • Magie
  • Histoire
  • Nations
  • Races
  • Cultures
  • ...

Personnages :

  • Principaux protagonistes
  • Principaux adjuvants
  • Principaux antagonistes
  • Secondaires adjuvants
  • Secondaires antagonistes
  • Les spéciaux (comme les éventuelles créatures magiques qui peuvent aider, ou pas, vos personnages)
  • Les décoratifs

Une fois que vous avez subdivisé ces grandes étapes, il va vous falloir établir un ordre de traitement, que vous suivrez ou pas. Je vous conseille aussi de mélanger les étapes. Par exemple, enchainez les étapes logiques : si vous venez de terminer votre nation Trucmuche, créer les personnages trucmuchiens ensuite.
Vous pouvez aussi commencer par créer toutes les cultures puis les personnages correspondants. Vous êtes libres d’arranger les étapes comme vous le souhaitez, évidemment, mais ne considérez surtout pas que vous devez d'abord créer toutes les facettes de votre univers avant de vous attaquer à vos personnages et/ou à votre intrigue.

Une méthode jumelle de la méthode linéaire est la méthode pyramidale. Elle fonctionne exactement sur le même principe à ceci près qu'on classe les étapes non pas par affinité ou par liens logiques, mais par complexité : on commence par l'étape la plus complexe (en général, c'est la géographie ou la magie) pour finir par la moins complexe. Mais, encore une fois, c'est vous qui définissez la complexité des étapes. Si ça trouve, votre étape la plus complexe c'est la politique et la plus simple, c'est votre géographie.

Les avantages :

  • Le principe de la check-list est assez motivant : une fois que l'élément est développé, on peut le barrer dans sa liste. Le fait de pouvoir se dire "J'ai fini cette étape" permet vraiment d'avoir l'impression d'avancer.
  • Une vision claire de l'avancement de son projet : toujours avec la check-list, on peut voir clairement ce qui est fait et ce qui reste à faire.
  • L'impression d'avancer sur des bases solides : en clôturant une étape, vous aurez la sensation de vous appuyer sur des données concrètes et d'élaborer un projet stable.

Les inconvénients :

  • Le désespoir quand on a une nouvelle idée que l'on veut incorporer à une étape marquée comme terminée : c'est la fameuse différence entre le "J'ai fini !" et le "Je pense avoir fini". Il est fort probable que, 9 fois sur 10, vous pensiez avoir terminé le développement d'un élément là où vous vous disiez que vous l'aviez clos. Revenir en arrière pour retravailler un élément que vous ne pensiez pas devoir reprendre, c'est assez démotivant.
  • La lenteur du travail si vous vous astreigniez à vraiment développer vos éléments jusqu'au bout avant de passer à un autre : si vous vous forcez à travailler sur vos différents éléments, les uns après les autres, et que que vous vous retrouviez bloqué-e à un moment sur l'un de vos éléments, vous risquez de vous démotiver face à la lenteur de vos avancées (ou votre stagnation).
  • La frustration de la contrainte... trop contraignante : si vous vous forcez à terminer votre étape sans vous octroyer le droit de prendre des notes pour une autre, non seulement vous allez vous sentir frustrée, mais en plus, vous risquez de perdre des idées, peut-être géniales.

Au regard de tout cela, si vous choisissez cette méthode, je vous conseille de garder une certaine flexibilité dans votre construction. Personne n'est à l'abri d'une nouvelle idée, et ce, quel que soit l'élément qu'elle concerne.

 

La méthode circulaire

La méthode circulaire consiste à tout développer en même temps et de manière graduelle. C'est-à-dire qu'on traite tous les points de son roman d'un même tenant, au fur et à mesure que les idées viennent. C'est une méthode qui offre la possibilité de se laisser inspirer par les autres éléments du roman.

méthode circulaire

Le développement d'un élément peut inspirer ou compléter le développement d'un autre parce que le second offre une nouvelle perspective à propos du premier à laquelle on n'avait pas pensé de prime abord. En développant un élément, vous pourrez ainsi penser à plein de choses en rapport avec cet élément qui ont un impact sur les autres.

Un exemple de dialogue mental que vous pourriez entretenir avec vous-même lors de la création avec la méthode circulaire :

— Mon personnage porte en permanence du vert. (détails personnages)
— Pourquoi ?
— Il est obligé à cause de son clan et de son âge. (détails cultures)
— C'est quoi le rapport ?
— Mais c'est parce qu'à partir de cet âge-là, il devient un compagnon et son origine clanique doit restée identifiable. (détails cultures)
— Pourquoi ?
— A cause de la loi de surveillance des clans de 451. (détails Histoire et Nations)
— Il s'est passé quoi pour qu'on crée cette loi ?
— La révolte des clans en 448 (détails Hisoite et Nations)
— Il s'est passé quoi pendant cette révolte ?
— Les clans ont utilisé une magie interdite (détails Histoire et Magie)
etc. Vous avez compris le principe.

Le principe c'est vraiment de se questionner en permanence sur le moindre petit élément pour en trouver les origines et, ainisi, étoffer les autres. J'aime beaucoup la méthode des 5W's (Who?, What?, Where?, Why?, When?, How?) que je vous explique dans l'article 10 astuces pour trouver l'inspiration.
Ce qui, concrètement, donne : Qui porte du vert ? Que s'est-il passé pour qu'il porte du vert ? Où porte-t-il du vert ? Pourquoi porte-t-il du vert ? Quand porte-t-il du vert ? Comment porte-t-il du vert ? Votre mission, en tant que créateur, c'est de répondre à toutes ces questions, de continuer à en poser et de continuer à y répondre, et ce, jusqu'à ce que vous n'ayez plus ni questions, ni réponses.
C'est vrai qu'on se retrouve vite avec une quantité hallucinante de questions, puisque chaque réponse engendre 6 questions, systématiquement. Cela permet d'avoir un univers très dense, mais il est aussi très facile de se perdre dans toutes les données qu'on finit par avoir. C'est pour ça que je vous conseille de régulièrement prendre le temps de faire le point sur les données que vous avez collectées, de les trier (parce qu'elles ne sont pas toutes bonnes à garder) et de les arranger en textes adressés à des tiers, cela vous obligera à clarifier vos idées.

Pour parvenir à gérer le développement des éléments de votre roman en suivant cette méthode, il faut de l'organisation. Même s'il n'est pas question ici d'établir un ordre de traitement des éléments, il faut tout de même que vous décomposiez les étapes de la même manière que pour la méthode linéaire.
Une fois que c'est fait, créez des "fiches", que ce soit des documents word sur votre ordinateur ou des intercalaires dans un classeur, créez-les. L'important quand vous démarrez n'est pas de les remplir immédiatement, mais qu'elles soient là, prêtes à recevoir les réponses que vous obtiendrez avec les 5W's.

Pour vous illustrer mon propos, je vous donne un cas pratique, le mien wink (c'est celui que je connais le mieux) :

Dès que j'ai eu mon idée de roman en mars 2014, j'ai créé un dossier Tell'Andra dans mon cloud (j'utilise Dropbox si ça vous intéresse), puis j'ai créé les documents Bestiaire, Magie, Personnages, Nations et Généralités. J'ai commencé par remplir le document Généralités avec tout ce que je savais déjà sur mon monde en y mettant une sorte de structure (géographie, nations/peuples, plan général de l'intrigue...). C'était mon fourre-tout d'idées sur tous les sujets. D'ailleurs, j'avais son jumeau sous forme de carnet que je trimballais partout et qui me permettait de prendre des notes, même au boulot sous le nez de mon chef (de toute manière, je prends toujours des notes pour tout et n'importe quoi donc ça n'a jamais paru suspect à personne que j'écrive dans mon inséparable carnet. Mais ceci est une autre histoire...).
Dès que les idées commençaient à s'affiner, je les reportais dans les documents idoines en développant les idées pour qu'elles deviennent des concepts et, enfin, des bases solides (c'est un peu le même principe que la méthode des flocons).

De même, si vous prenez des notes à la va-vite, prenez toujours la peine, une fois que vous êtes au calme, pour les retranscrire dans un langage plus compréhensible. Parce que, quand vous ouvrez votre carnet une semaine plus tard, le gribouillis "CdM → Fête des crêpes" n'aura plus aucune signification pour vous. — oui, c'est du vécu... indecision

C'est cette méthode que j'applique pour la création de mes romans. Alors, je sais que je vous ai peut-être donné l'impression d'appliquer une méthode linéaire puisque je vous fais des séries d'article par thème (les cartes, les armes, la magie...) et que je ne mélange pas tout ça. La raison est assez simple : je ne travaille pas les séries d'articles comme des romans. Ici, il ne s'agit pas d'inventer, mais de synthétiser des documents. La démarche et le travail sont très différents.

Les avantages :

  • Pas de limite dans la création : on prend les idées comme elles viennent et on les notes sans restrictions.
  • Quand une étape est finie, elle est vraiment finie : grâce aux 5W's, on est capable de développer nos éléments jusqu'au bout. Donc, en général, quand on a l'impression qu'un développement est terminé c'est, en général, parce qu'on a plus rien à dire dessus ou qu'on a décidé qu'il n'y avait pas d'intérêt à aller plus loin.
  • Ça donne souvent des univers plus complets qu'avec la méthode linéaire.
  • Quand on se retrouve bloqué-e sur un élément, on peut toujours aller en travailler un autre en attendant de se débloquer.

Les inconvénients :

  • On peut vite se perdre dans ce monceau d'idées non-ordonnées.
  • On ne sait jamais où en est dans la création de notre roman : on traite tellement de données en même temps qu'on est pas vraiment capable de donner un véritable état d'avancement de notre projet, et ce, même si on a conscience qu'il avance.
  • Il faut beaucoup de rigueur pour ne pas se laisser happer par le nombre important d'idées qui arrivent parfois toutes en même temps.

Si vous optez pour cette méthode, je ne peux que vous conseiller d'être assidu-e dans vos prises de notes, de toujours bien classer vos idées en fonction du thème qu'elles développent (géographie, magie, personnages, récit...). Cette méthode génère vraiment une énorme quantité d'informations et si vous ne vous disciplinez pas à rester organisé-e, vous risqueriez de perdre certaines idées ou de ne plus vous retrouvez dans ce que vous avez écrit.

 

C'est cool, mais dans quel ordre doit-créer les éléments d'un roman ?

Si je devais vraiment donner un ordre, je vous dirais de commencer par le thème qui vous inspire le plus et de vous organiser à partir de celui-là en fonction de l'une des méthodes que je vous ai présentée. wink
Une fois qu'on est lancé-e et qu'on a la bonne méthode, tout se fait presque tout seul !

 

Voilà ! J'espère que l'article vous a plu !
Alors, dites-moi : quelles méthodes appliquez-vous ? Vous convient-elle ou pensez-vous en changer à la suite de cet article ?

Dans quel ordre développer les éléments de son univers ?

Commentaires

Salut !
Merci beaucoup pour cet article ! Je pense plutôt prendre la méthode circulaire... La linéaire me demanderait d'être attachée sur un seul et même point, je risquerais d'être contrainte et je n'arriverais sûrement pas à produire correctement. Mais je vais essayer car il se peut que je me trompe totalement XD Je te tiendrai au courant ^^

Encore merci pour cet article détaillé et illustré. Plus qu'à mettre en application ^^

Merci de ton retour !

Je t'avoue que la méthode linéaire ne m'a pas réussi du tout. J'avais commencé par celle-là en pensant que c'était la seule et unique manière. Mais je me suis très vite sentie "à l'étroit'.

Intéressant :)

Quand j'écris une histoire, l'intrigue est ce qui me vient en dernier. Je commence souvent avec une idée de géographie ou de magie.

Je dirais que je commence avec une première phase relativement peu détaillée en utilisant la méthode linéaire : je crée somairement la géographie, la magie et les pays, puis je crée des fiches pour 15 ou 20 personnages divers (certains deviendront des protagonistes, antagonistes... d'autres seront jetés) et enfin je réfléchis à l'intrigue.

Une fois fait, je déplace tous les fichiers dans un dossier "phase 1" puis je recommence en utilisant la méthode circulaire en gardant à l'esprit ce que j'ai écrit avant, mais en me concentrait principamelent sur l'univers et les pesonnages au départ.

Merci pour ton partage de méthode smiley

Salut ! Merci pour cet article ! Je suis aussi de ceux qui ne savent pas trop par où commencer... 

Je pense que je suis plutôt circulaire (même si en ce moment, toute mon attention et mon inspiration se concentrent uniquement sur les différents peuples et nations de mon monde) ! Mais après, je suis quelqu'un qui aime classer ses affaires, alors je sais que je risque pas de m'y perdre :D

Merci pour ton commentaire ! laugh

La méthode circulaire n'empêche pas de se focaliser de temps en temps sur une étape. Le temps qu'on aloue à un thème de travail dépend vraiment de notre inspiration. Mon calendrier, par exemple, je l'ai fait d'une traite, par exemple, mais c'est parce que j'étais inspirée wink

Salut !

Merci beaucoup pour cet article !
Personnellement je pense plutôt être linéaire. Je construis avant tout mon univers, et ensuite je m’occupe de l’intrigue. Étant un rôliste textuel, j’ai plus de facilité à créer des personnages et à avoir des idées de caractères, personnalités, traits physiques, et autres.
Je me concentre donc totalement sur mon univers, où je suis un peu bloqué sur la géographie (je dispose actuellement de l’agencement approximatif des continents et du positionnement grossier des quelques factions majeures), ainsi que ce que je vais appeler la magie, même si de mon point de vue, c’est peut-être trop spécial pour en être.
Lorsque je crée mon univers j’établis des listes de création, comprenant des tâches de créations basiques et complémentaires, les basiques donnant sur des complémentaires (souvent les complémentaires deviennent des basiques au fil de la création). J’obtiens donc une sorte d’arborescence. Je m’attaque forcément aux créations basiques avant de m’occuper des complémentaires, par soucis de logique, mais généralement, une fois les bases posées, je navigue de sujets en sujets, en fonction de mes envies et de mon imagination. De plus j’ajoute régulièrement des parties à mes arborescences : plus j’avance, plus je me rends compte d’avoir omis quelque chose, alors je reviens en arrière et je le rajoute.
Je me bride pour ne pas avoir à corriger des pans entiers de mon univers par impatience, ce serait un peu comme construire le toi avant les murs (cabinet des auteurs architectes, bonjour ! ^^').
Après, je note scrupuleusement chaque idée qui me vient sur mon petit carnet, et je range précieusement mes idées sur Google Drive :)

Merci pour ton partage de méthode ! smiley

Je t'avoue que je me considère comme une écrivaine architecte principalement, mais ça ne m'empêche pas de créer en suivant la méthode circulaire En revanche, quand je considère une thème comme terminé, il l'est définitivement et je n'ai que très très peu de "retouches" à faire.
Après, je sais que je suis quelqu'une qui porte très longtemps ses idées avant de les mettre sur papier : est-ce que c'est ça qui m'aide à créer plus vite et qui fait que, dès que je crée quelque chose, 9 fois sur 10, c'est la version définitive ? Je ne sais pas... ^^"

Très intéressant cet article car il met le doigt sur tous mes problèmes en fait ^^. J’avais initialement appliqué la méthode circulaire qui rappelle, je trouve, la méthode AGILE en développement informatique. L’inconvénient étant le même, on peut très vite s’éparpiller, effectivement ! Et c’est ce qu’il m’arrivait, je ne savais plus où j’en étais et je ressentais un besoin important d’organisation. Du coup, je suis passé à une méthode linéaire et même pyramidale comme tu le décris, en considérant que la partie la plus complexe de mon roman est la morale, les idées que je souhaite véhiculee, la seconde lecture... Puis la magie par-dessus en deuxième morceau le plus complexe. Maintenant le problème, c’est que je n’avance pas depuis des années, car le travers d’un perfectionniste avec cette méthode, c’est de ne pas pouvoir passer à l’étape suivante tant que la précédente n’est pas parfaite. En gros « je pense avoir terminé » = «  c’est parfait », ce qui n’est jamais le cas ! Par contre pour le coup, je ne pense pas que la méthode linéaire empêche de noter des idées pour plus tard. Ce qu’elle empêche, c’est plutôt de considérer celles qui pourraient avoir un impact sut ce qu’on considère comme terminé. Et pour le coup, je ne trouve pas que ce soit une si mauvaise chose en soi. Car le risque de la dispersion dans la méthode circulaire est bien aussi de ne jamais terminer (comme en AGILE d’ailleurs). C’est-à-dire que je n’ai jamais pu expérimenter la sensation de ne plus avoir rien à dire sur un sujet, toute nouvelle idée peut créer de nouvelles choses à dire sur un sujet. Mais peut-être est-ce parce que je ne suis pas allé assez loin, ou bien qu’en tant que perfectionniste, je veux aller trop loin. Bref aujourd’hui, j’envisage de revenir sur une méthode circulaire et je pense qu’effectivement, la structure que j’avais établie dans le linéaire (des ateliers avec des schémas de dépendance) me seront utiles pour ne pas me disperser à nouveau.

Et au fait, je  pense que tu as oublié de mentionner un autre défaut important de la méthode linéaire : avant en circulaire, j’écrivais, je produisais. Le linéaire a eu pour effet de mettre l’écriture pour plus tard, de se dire que la forme, c’est  pour dans longtemps et entre temps, j’ai perdu mes bonnes habitudes, j’ai perdu mon style, j’ai perdu en forme, en orthographe même. Je ne pratique plus. Je design seulement et quand je vais devoir me remettre à écrire, je vais me sentir bien rouillé.

Merci pour tes réflexions très intéressantes ! smiley

Tu as parfaitement raison sur le fait que, dans une méthode linéaire, on a le "droit" de prendre des notes pour d'autres parties. En revanche, en général, on s'interdit de les traiter tant que l'étape sur laquelle on travaille n'est pas pas terminée.

Le fait de remettre l'écriture à plus tard n'est pas un problème propre à la méthode linéraire. L'écriture est souvent (pour ne pas dire presque toujours) une étape que l'on veut traiter après la phase de préparation/worldbuilding. C'est un problème qu'on peut avoir avec les deux méthodes.

Quant à savoir quand la phase de développement est terminée, c'est un autre problème qui, à nouveau, peut toucher les deux méthodes (et qui mériterait un article à lui tout seul). C'est à nous de décider quand un élément est suffisemment développé pour être, au moins, utilisable dans le cadre d'un roman. Le reste du développement ne doit être que du bonus mais pas trop non plus afin de ne pas se perdre dans des méandres de données inutiles.
Quand je me suis rendue compte que, lors du développement de ma nation elfique, j'étais sur le point d'écrire un compte-rendu sur l'exportation de bois et de manoya (une plante inventée pour mon univers) sur les 100 dernières années, je me suis dit qu'il était temps que je m'arrête. Parce que je n'avais pas besoin de ce compte-rendu. Connaître les grandes lignes de l'économie d'exportation, OK (surtout que ça n'a pas d'importance vitale dans mon récit actuel), mais je n'avais pas besoin de décrire les comptes et de rédiger les accords économiques.

Je pense vraiment qu'il faut qu'on se discipline pour ne pas se retrouver dans un monde qui se construit en permanence. Il faut, à un moment, se faire violence et savoir se raisonner pour se dire qu'on a ce qu'il faut et passer à l'étape suivante. De toute manière, quand on se mettra à écrire on se rendra compte qu'il y aura toujours quelque chose qui manque et/ou quelque chose qui doit être modifié.

Pour ce qui est de travailler sa forme pendant la phase de worldbuilding, je conseille d'écrire les descriptions de nos étapes comme si on les adressait à d'autres et d'écrire des petits bouts romancés, comme si on racontait une petite histoire qui illustrait le propos qu'on était en train de décrire. Ça permet de travailler son style, de ne pas perdre la main, mais aussi de ne pas oublier le plaisir qu'on a à écrire. C'est un autre risque quand on crée un monde : on finit par être tellement pris dans la construction qu'on en oublie notre amour de l'écriture et notre plaisir de raconter des histoires. smiley

Je trouve cette idée de se faire violence tout à fait intéressante. Moi aussi je n’arrive pas à m’arrêter lorsque je suis sur la conception d’une partie de mon univers. J’aime aller loin, car je prends beaucoup de plaisir à créer chaque aspect, en détail, de mon monde.
Par exemple, ces temps-ci, je suis en train de créer l’une de mes factions principales, qui est en fait une armée. Et bien j’en suis allé jusqu’à référencer sur un document chaque unité de mon armée. Et puisque c’est une armée basée sur une organisation "moderne" (régiment comprenant cinq bataillons, bataillon comprenant cinq compagnies, etcetera), ça me fait… Plusieurs centaines d’unités.
Au final, ça me servira assurément dans mon récit, mais de manière très secondaire.

Alors j’ai une question. Doit-on se faire violence pour s’arrêter de travailler sur une étape pour passer à une autre, car on va beaucoup trop loin, même si on y prend du plaisir ?

Hugo, je te répondrais que c'est un peu comme au travail. Si le travail est fait pour la date que tu t'es fixé, alors oui tu peux :) En gros, si tu réalises que tu vas trop loin mais que tu y prends plaisir, dissocie le temps passé sur cette partie du reste du projet en avançant toujours sur ton récit et en passant du temps de "loisir", en plus du nombre d'heures que tu as l'habitude de consacrer au projet, à développer cette partie. Si tu n'arrives pas à faire cela et que tu voudrais vraiment que cette partie remplace ton activité principale, alors pose-toi la question si la passion qui t'anime n'est pas une forme de procrastination par rapport au reste ?

La question qu'il faut se poser, c'est d'abord et avant tout : Ai-je réellement envie d'écrire une histoire ?

Il arrive qu'on soit bâtisseur/bâtisseuse, mais pas romancier/romancière, qu'on ait envie de créer des univers, mais pas d'écrire des hisroires dedans. Quand on est romancier/-ère, l'univers sert l'histoire, l'histoire étant la finalité de notre travail de création, son apogée en quelque sorte. Alors que lorsque l'on est un bâtisseur, c'est l'hsitoire qui sert l'univers. D'une certaine manière elle est une excuse pour se mettre à créer un univers et, finalement, c'est pas si grave si on n'écrit pas cette histoire parce que c'est la construction qui nous botte le plus.

Quand on est romancier, on vit avec des personnages à l'intérieur de nous et, à un moment, il faut qu'ils sortent, qu'ils vivent cette histoire qu'on a inventée pour eux. Donc, pour les romanciers, à un moment, il n'y a plus aucun plaisir à laisser l'écriture de côté. Ce qui n'est pas le cas pour les bâtisseurs qui n'éprouvent que peu de regrets à ne pas écrire.

Donc, oui, si tu éprouves plus de plaisir à décrire ton univers, à le construire brique après brique et que la rédaction d'une histoire dans cet univers ne t'intéresse pas vraiment et bien oui, fonce dans la création.
En revanche, si l'envie d'écrire te ronge, ne reste pas sur la construction trop longtemps. Et s'il y a des détails (plus ou moins inutiles pour ton histoire) que tu veux développer, dis-toi que tu pourras toujours le faire plus tard.

Merci pour ces réponses à tous les deux !

Personnellement, pour te répondre Zaha, je suis tout autant intéressé et motivé par la création d'un monde que par la conception et l'écriture d'une histoire. J'aime juste que les choses soient bien faites. C'est pourquoi je prends grand soin des univers que je crée, car mes histoires et personnages vont évoluer dans celui-ci.
Je suis tenu en haleine par mon expérience de rôliste textuel, qui me permet de faire vivre mes personnages au travers des scènes que je réalise avec des amis. Je récupère souvent les scènes et je les réécrie, ou alors je rédige des pans entiers de vie ou journaux de bord de mes personnages.

Pour l'instant Julien, je n'ai encore aucun programme pour mon projet car je cherche d'abord à trouver ma magie, qui est vitale pour l'ensemble de mon univers. Donc je m'amuse à créer des factions, cultures et autres à droite à gauche, en attendant de déterminer et stabiliser mon concept magique. Ça me permet de ne me pas abandonner le projet, car j'aurais l'impression de trop stagner et de ne pas avancer, par exemple.

Par rapport à l'écriture, je pensais plus à une intégration de la phase d'écriture (et de la construction du récit) dans la méthode circulaire. Encore une fois, comme en informatique. Quand tu dis que tu fais du circulaire sur le World Building et que l'écriture vient après. En fait, tu fais du linéaire sur ton projet d'écriture et du linéaire au sein des étapes. Mais on pourrait tout aussi bien imaginer du circulaire sur l'ensemble du projet. C'est d'ailleurs comme ça que j'avais débuté mon univers. J'écrivais des épisodes et je construisais mon univers si bien que les derniers épisodes se basaient sur des règles qui n'étaient pas valables pour les premiers épisodes. Et ça donne un beau bordel, je te le fais pas dire !

Par rapport au fait de sentir qu'on a terminé une étape, je dirais que tu as sûrement raison pour ce qui est de l'axe "Détail". Si tu te rends compte que tu rentres trop dans le détail, cela peut être un signe de fin. Mais il y a d'autres axes, comme une nouvelle idée générale. Par exemple, en allant voir un film au ciné, il te vient l'idée d'un peuple qui communique d'une manière différente et qui pourrait, dans le cadre de ton histoire, être en charge de la protection d'un de tes artefacts. Tu étais dans la construction du récit. Tu as fini les peuples depuis belle lurette, la géographie aussi et là tu veux ajouter un peuple. Cela aura des impacts sur la carte, sur la frise chronologique mais aussi sur tes autres peuples qui sont sûrement commercé avec clui-ci par exemple. Là, ce n'est plus vraiment du détail, ce sont des nouvelles idées. La solution serait de dire : voilà, cette idée arrive trop tard, elle sera pour un prochain roman dans un autre univers par exemple... ce que tu as du mal à faire quand tu penses que ta vocation est d'écrire une saga pour ta vie entière et d'y mettre tout ton être. Le fait est que ton être, il continue d'évoluer pendant l'écriture de la saga et jamais l'écrit final ne ressemblera 100% à ce que tu es devenu, ce que tu as appris et tout ce que tu as eu comme idées. C'est là où je voulais en venir.

Je n'ai pas dit qu'il fallait d'abord d'abord faire le worldbuilding, puis les autres parties. Regarde bien le schéma que j'ai mis pour la méthode circulaire :

Il y a la phase "Univers" qui correspond à la partie WB pure et dure, la phase "Personnages" qui est toute la partie création des personnages et la phase "Intrigue" qui correspond à la partie élaboratio de l'intrigue.
Par ce schéma, je montre bien toutes les parties s'influences entre elles, que la partie WB inspire l'intrigue, que l'intrigue inspire le WB, que les personnages inspirent le WB, que le WB inspirent les personnages, etc. Donc, ça n'a rien à voir avec une méthode linéraire qui va te dire "je crée d'abord ma géographie, puis je crée mes nations, puis je crée mes personnages, puis je crée ma magie, puis je crée mon intrigue, puis je crée mes religions, etc."

Donc, quand je dis dans l'article que la méthode circulaire consiste à tout développer en même temps, le tout comprend autant la création de l'univers que celle des personnages et de l'intrigue et que toutes ses parties, au fur et à mesure de leur élaboration s'inspirent entre elles.

Quant à la phase d'écriture, donc de rédaction romanesque à proprement parler, pour moi, oui, elle doit intervenir à la fin (ou vers la fin) de la préparation du roman. Tout simplement parce que l'écriture doit s'appuyer sur des bases solides pour éviter les blocages (type page blanche, justement).

 

Concenrant la nouvelle idée qui pourrait nous obliger à reconsidérer tout ce qui a déjà été fait et bien... j'ai envie de te dire que dans la méthode circulaire, ce n'est pas un problème puisque son principe est justement de laisser la place à ce genre de nouvelles idées qui peut tout faire changer puisque tu es censé tout construire en même temps.

 

C'est le principe-même de la méthode circulaire : tout finir en même temps (ou presque) de manière à se laisser toutes les latitudes possible pour l'incorporation, la modification ou la suppression d'idée. Normalement, avec la méthode circulaire, quand tu as fini une étape, toutes les autres le sont aussi. Et, une fois que c'est fini, normalement, tu dois t'être mis à l'écriture.

En revanche, si une nouvelle idée arrive pendant la phase d'écriture, et bien, il faut l'évaluer : a-t-elle sa place dans mon récit ? Si oui, où ? Puis-je l'incorporer à quelque chose de déjà existant sans changer du tout au tout ce que j'ai déjà créé ? Si oui, alors je le fais, si non, alors je la place dans ma boîte à idées pour un projet futur.

Il est important aussi de se laisser des "cases vides" parce qu'on n'est jamais à l'abri d'une bonne idée ou, tout simplement, que les idées viennent en écrivant et qu'on ne les avaient pas eues avant.
Ça m'est arrivé de laisser des blancs à certains endroits (et parfois sur des points primordiaux de mon histoire) tout simplement parce que je n'aimais aucune des idées qui me venaient au moment de la création alors que je savais que ça me viendrait pendant l'écriture. Et ça n'a pas manqué, j'ai eu plein de nouvelles idées pendant l'écriture, j'en ai eues aussi en écrivant des articles pour le blog et j'en ai encore en lisant ou en discutant avec mon mari.

C'est justement là où je veux en venir. Tu mets la phase d'écriture à part de l'intrigue, les personnages et le world building. Tu la mets après, donc de façon linéaire... Mais on pourrait aussi intégrer la phase d'écriture à ton schéma circulaire (comme la méthode AGILE en informatique, l'écriture étant l'équivalent du développement).

Et effectivement, je parlais bien d'avoir une idée struturante pendant la phase d'écriture. Dans un schéma linéaire comme celui que tu viens de citer Linéaire ( Circulaire ( WB, Persos, Intrigue) , Ecriture ), il faut savoir dire non à une idée structurante intervenant pendant la phase écriture car elle mettrait en péril la phase circulaire intervenue avant. Malheureusemet, le fait de dire : je la garde pour mon prochain roman, j'en suis bien incapable. Dans un schéma complètement Circulaire ( WB, Persos, Intrigue, Ecriture), une idée structurante intervenant dans la phase d'écriture est un événement moins grave mais il contribuera tout de même à générer des itérations ultérieures sur l'ensemble du cycle, ce qui peut se produire à l'infini si on a toujours de nouvelles idées en cours d'écriture.

Mais même si on intègre pas l'écriture au processus circulaire, la même chose peut arriver, d'après moi. Selon ta perception, je comprend que les choses se stabilisent au fur et à mesure des itérations et que les idées générées par tes changements et leur chaîne de réaction sont de moins en moins structurantes jusqu'à atteindre un niveau de détail permettant de signaler que le travail est terminé. Mais dans ma perception, il n'y a pas que les améliorations/changements de chaque itération, internes à ton histoire qui peuvent impacter ton travail. Il y aussi des inspirations extérieures au roman : films, livres, séries... qui peuvent te donner des idées complètement innovantes et carrément structurantes alors que tu avais déjà atteint depuis très longtemps un niveau de stabilité dans tes différentes phases.

Je comprends que ta solution à ce problème est tout simplement faire preuve de bon sens : à savoir, dire non à cette idée et la garder pour une autre histoire. Et que globalement, en balayant les idées qui ont un trop grand écart avec la stabilité qui semble peu à peu se dessiner dans l'oeuvre en cours, on peut "terminer" ces étapes. A titre personnel, c'est quelque chose qui me pose problème (de dire non à ces idées).

L'écriture d'un roman se conçoit en plusieurs étapes :

  1. les idées (quand elles apparaissent dans ton esprit, mais que tu ne peux encore rien en faire)
  2. la préparation (quand tu construits tout ce sur quoi tu vas te baser pour écrire ton histoire) — l'étape considérée dans cet article.
  3. l'écriture (quand tu rédiges ton histoire)
  4. la correction

Je ne parviens pas à concevoir qu'on commence à écrire son histoire avant d'avoir terminé sa préparation pour une bonne raison : le risque de devoir tout recommencer parce qu'il y a des éléments auxquels on n'a pas pensé et parce que notre récit sera bourré d'incohérences puisque, justement, on ne l'a pas assez préparé. L'abandon de l'écriture chez les primoromanciers est principalement dû au manque de préparation.

Écrire avant d'avoir terminé la préparation, c'est comme construire une maison avant d'en avoir terminé les plans.

Et si tu estimes que tu n'as pas besoin d'attendre d'avoir terminé la préparation de ton roman, alors qu'attends-tu pour te mettre à écrire ?

Je n’ai jamais dit que j’appréciais cette méthode. Je suis d’ailleurs plutôt linéaire de bout en bout pour ma part et je me fais violence pour introduire du circulaire. Alors de là à faire du full circulaire sur la totalité du projet, j’en suis loin.

Bonjour, j'espère que vous allez bien. Cela fait quelques semaines que je fais des recherches pour la création de mon univers et je tombe constamment sur votre site. Faut croire qu'il me plaît bien. J'utilise la méthode circulaire, je la trouve bien plus souple que la linéaire et je pense restée ainsi. Niveau organisation, ce n'est pas un problème pour moi. Et j'utilise aussi une check-list pour avoir une vue d'ensemble sur ce que je fais (même si une fiche n'est pas finie, je sais qu'elle est créé et commencé). Merci pour vos articles, je crois que je vais pousser ma curiosté un peu plus loin. Bonne journée.

Bienvenue sur le blog ! laugh

Je pense qu'il n'est pas possible de créer un univers sans un minimum d'organisation. J'avais aussi fait une sorte check-list pour le mien. smiley

Merci. 

C'est vrai que ça devient vite le bazar si on ne fait pas ça. :)

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