L'originalité en Fantasy

L'originalité en Fantasy

Aujourd’hui, on parle d’originalité dans les romans et les univers de Fantasy.

Alors, autant vous prévenir tout de suite, il ne s’agit pas d’une recette miracle pour trouver l’idée qui n’a jamais été trouvée, mais plutôt d’une réflexion sur ce désir, souvent obsédant, de rechercher l’originalité à tout prix dans un roman de Fantasy.

 

Chercher l’originalité à tout prix

Depuis que je traîne mes guêtres dans le monde de l’écriture qui vit sur la toile, un sujet revient souvent parmi les primo-romanciers et romancières de fantasy : le soucis d’écrire quelque chose de tout à fait original, du jamais-vu.

Cette recherche s’érige souvent en une sorte de quête initiatique pour eux. L’argument le plus souvent avancé est celui de l’absence totale de limite en Fantasy : parce qu’il n’y a pas de limite, il FAUT écrire ce que personne n’a jamais écrit. Il y a également un pseudo argument marketing qui prétend que seuls le jamais-vu est apprécié et se vend. Sur ce coup-là, je ne sais pas vraiment d’où vient cet argument assez fallacieux.

Sur le forum où j’étais la plus active — et où j’ai rencontré plusieurs d’entre vous *instant nostalgie* —, je me souviens d’un ado qui nous avait présenté le synopsis du roman sur lequel il travaillait. Il avait terminé sa présentation par « Trouvez-vous que mon histoire est suffisamment originale pour être écrite ? » Et son histoire, effectivement, sortait des sentiers battus : elle parlait de sirènes, de démons sous-marins et de ce genre de choses — je m’en rappelle parce que j’adooooooooore les sirènes et les mondes sous-marins. Et les histoires de sirènes étant assez rares, tout le monde lui avait dit que, oui, c’était super original, etc. Sauf moi… Évidemment ! Comme j’adore les histoires de sirènes, j’en connais quelques unes. Je lui ai répondu que son histoire était super — vraiment, je la trouvais vraiment sympa —, puis je lui ai demandé s’il connaissait une certaine histoire, parce qu’il y avait des éléments qui se recoupaient. Mais il s’agissait d’éléments anecdotiques (une histoire de cheveux qui changent de couleur), donc rien d’alarmant !

Et bien non ! Ce jeune écrivain était dévasté, au point qu’il avait décidé de jeter son histoire. Ce que j’ai trouvé horrible — Je vous jure, je m’en veux encore ! Si je n’avais rien dit, on aurait peut-être un super roman de sirènes en plus dans les rayonnages !

Cette quête de l’originalité à tout prix lui a fermé les portes d’une histoire sympa et qui change de ce qu’on voit en Fantasy, mais qui n’était pas 100% originale parce que quelqu’un avait déjà pensé aux cheveux qui changent de couleur !

Et ce jeune n’est pas le seul exemple que j’ai croisé : une autre ado du forum faisait la chasse au déjà-vu dans son roman. Dès qu’elle avait une idée, elle nous la soumettait pour savoir si ça c’était déjà vu ailleurs, un autre qui clamait haut et fort qu’il fallait écrire de la dark fantasy parce que c’était un genre hyper original, etc.

En toute honnêteté, c’est une démarche qui me dérange énormément, surtout venant de la part de personnes en train d’écrire leur premier roman de Fantasy.

Tout d’abord, je trouve cela excessivement prétentieux de prétendre d’être en mesure de pouvoir écrire quelque chose de 100% jamais-vu, parce que c’est prétendre tout connaître de ce qui a déjà été fait. Or, pour un être humain, c’est impossible. À moins d’avoir un registre ancestral qui se transmet de génération en génération dans lequel toutes les histoires sont répertoriées, je ne vois pas comment on peut tout connaître.

Ensuite, je trouve que c’est de l’énergie gâchée et du temps perdu. Se concentrer sur l’originalité plus que sur son roman ne sert à rien puisqu’on finira toujours par croiser quelque chose qui a déjà été écrit. Ce qui forcera à recommencer sans fin le roman. Le plus important, c’est de finir son roman, pas de le préparer à l’infini.

En outre, il y a également le risque de recréer ce qui existe déjà. On tourne tellement en rond dans nos propres réflexions qu’on finit par ne plus voir ce qui s’est fait ailleurs et qu’on recrée ce qui existe déjà en se disant que c’est l’idée du siècle. Alors que, en fait, on a juste recréé le fil à couper le beurre en lui donnant un autre nom…

De plus, trop d’originalité peut perdre le lectorat qui est habitué à certains codes. Verser dans le 100% original, c’est risquer de déstabiliser les lecteurs et lectrices et donc de les désintéresser du livre.

Enfin, il y a le risque de sortir du genre ou du sous-genre. J’ai déjà croisé certain-e-s écrivain-e-s qui pensaient être originaux en changeant certaines caractéristiques de leurs romans alors qu’en fait ils versaient juste dans un autre (sous-)genre. L’exemple type est celui de vouloir écrire une histoire d’heroic fantasy avec des personnages aux mœurs douteuses… ce qui fait passer leur roman dans le genre de la dark fantasy. Ou, le pire à mon sens, c’est de vouloir écrire de la Fantasy sans magie ! Étant donné que la magie est LA caractéristique principale qui définit le genre, s’il n’y a pas de magie, ça ne PEUT PAS être de la Fantasy (v. Magie et Fantasy).

Je pense qu’un premier roman doit d’abord être écrit pour se faire la main, et pour se faire plaisir, plutôt que pour épater la galerie.

 

Trouver l’équilibre

Mais que faut-il faire alors ? vous demandez-vous peut-être.

Et bien… J’ai envie de vous répondre : soyez vous-même quand vous écrivez. C’est très bateau comme argument, j’en conviens.

Je pense qu’il ne faut pas chercher à tout prix à écrire du 100% original, mais qu’il faut écrire ce que l’on aime et, surtout, écrire avec ses tripes. Ce qui fait vendre un roman, ce n’est pas l’originalité ou le jamais-vu, ce sont les sentiments que ressent le lectorat en vivant l’aventure avec vos personnages, en se projetant dans un univers qui leur parle.

De surcroît, chacun de nous est unique et a une perception du monde qui lui est propre. Ceci nous garantit qu’il y aura toujours des éléments qui seront uniques quoi que nous écrivions. Certains de ces éléments seront mineurs et d’autres pas, mais ils ne faut sous-estimer aucun d’eux, et surtout pas dans un premier roman.

Chercher à tout prix l’originalité peut nous faire passer à côté d’une belle expérience d’écriture.

 

Synthèse du questionnaire Les Races des univers tolkienniens

La synthèse des réponses est téléchargeable au format pdf : Synthèse du questionnaire Les Races des univers tolkienniens

Je crois que beaucoup d’entre vous sont au courant, j’ai lancé en mars dernier un sondage par rapport aux races tolkienniennes et aux univers multi-raciaux en Fantasy.

Ce sondage est né de mon envie de connaître un peu l’opinion de la communauté de lecteurs et lectrices de Fantasy par rapport à ce sujet précis suite à une question que l’on m’avait posée lors de la FAQ : « Des créatures magiques comme les Elfes seraient-elles démodées et alors vaudrait-il toujours mieux de créer ses propres créatures magiques dans un roman moderne de Fantasy ? » — Ma réponse à cette question est dans la FAQ#1 : écrire de la Fantasy.

Avant de vous en dire davantage, j’aimerais commencer par revenir sur le concept de races en Fantasy, car j’ai eu l’impression que certaines personnes confondaient races et créatures — Je dis ça au vu des réponses que j’ai reçue à la question 7 du sondage.

En Fantasy, une race est un ensemble d’êtres intelligents, capables de communication évoluée (langue, écriture, télépathie, etc.), organisés en société de formes diverses et possédant des caractéristiques physiques (et parfois métaboliques et/ou magiques) qui leur sont propres.
Une race peut être divisée en plusieurs peuples et/ou nations.

Une race se différencie d’une créature par le fait que les créatures ne présentent jamais l’ensemble des caractéristiques d’une race en même temps.

S’il y a des rôlistes et/ou des gamers dans l’assemblée : les races sont les PJ et les créatures sont les MOBs.

Bien entendu, il est toujours possible de transformer n’importe quelle créature de n’importe quel bestiaire en race, mais pour certaines, c’est très compliqué et les risques d’incohérences sont nombreux.

J’ai préféré faire ce rappel car, dans les propositions que l’on m’a faites, j’ai croisé des créatures qui sont très difficilement adaptables en races.

Revenons-en à nos moutons. Le questionnaire portait, à l’origine, sur les races dites tolkienniennes, c’est-à-dire les elfes, les nains, les humains, etc. et les univers à plusieurs races. Je dis à l’origine, parce que les commentaires ont été nombreux à porter sur l’originalité en règle générale. Visiblement, vous avez beaucoup de choses à dire sur le sujet ! — Et les commentaires sont là pour ça, lâchez-vous ! Mais dans le respect des uns et des autres, hein ! wink

Et, ce qu’il en ressort m’a assez étonnée. Sur les différents réseaux sociaux et dans diverses conversations entendues à gauche et à droite, j’avais l’impression que le quatuor humains-elfes-nains-dragons n’avait plus la cote. Idem pour les univers multi-raciaux. Et bien ! Visiblement, ce sont les mécontents qui crient le plus forts parce que les résultats du sondage montre que le sacro-saint quatuor a encore sacrément la cote ! — bon, c’est vrai aussi que le sondage n’est pas représentatif, il n’y a eu « que » 375 répondants.

Ce qui est principalement ressorti de ce sondage, c’est que :

  • Dans tous les cas, on aime le recyclage. Beaucoup de commentaires parlaient de se réapproprier ces races, voire de les réinventer, mais également de laisser tomber les clichés tels que celui du nain bougon.
  • On aime également casser le quatuor et surtout le duo elfe-nain. On semble apprécier le fait de voir apparaître l’un sans l’autre. Mais ça ne dérange pas de voir apparaître des humains, et ce, quelles que soient les autres races présentes.
  • Les diverses races doivent apporter quelque chose à l’histoire et à l’univers. Il ne sert à rien de créer des races différentes qui ne sont que des humains avec des oreilles ou des tailles différentes. On apprécie la diversité des races afin de pouvoir mettre en exergue différentes caractéristiques de nos propres modèles sociétaux, psychologiques, politiques, etc.
  • Le mélange entre le classique et le nouveau semble plaire énormément : on mêle originalité/nouveauté avec classicisme. Le fait de présenter des races que l’on connaît déjà dans un nouvel univers permet d’avoir des repères et de ne pas être trop déstabilisé.
  • Les races tolkienniennes ont cet avantage d’être connues de toutes et tous, ce qui implique qu’il n’est pas nécessaire d’écrire des pages et des pages de description pour les présenter au lectorat. En somme, les races tolkienniennes font gagner du temps (et des pages) à l’auteur comme au lecteur. Cela permet de passer plus de temps dans l’histoire que dans les descriptions.

Quant aux remarques d’ordre plus général, elles peuvent se résumer au fait que l'originalité n’est pas un gage de qualité pour un roman de Fantasy. Que même si l’auteur ou l’autrice réutilise des poncifs du genre (que ce soit les races, les prophéties, les quêtes héroïques, etc.) le plus important était de le faire intelligemment.

Que, en somme, il vaut mieux écrire du bon classique que du mauvais original.

 

Voilà ! Je sais que vous étiez nombreux à attendre cet article. J'espère que l'attente en valait la peine.
J'en profite également pour vous dire qu'il y aura une suite (très bientôt) à cet article qui parlera de ce qui nous empêche d'être vraiment originaux dans nos écrits wink

Si l'article vous a plu et que vous avez encore 30 secondes à m'accorder, vous pouvez aller regarder une vidéo (de 30 secondes justement) sur
C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup wink

 

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Commentaires

Un sujet d'article très... original, justement ! ;)
J'ai beaucoup aimé cette réflexion, très pertinente, ainsi que les résultats du sondage. Merci.

Merci ! ^_^

Tout cela est très juste et très bien dit. L'essentiel, c'est de raconter une bonne histoire, et si le souci d'originalité de l'auteur nuit à cette priorité, c'est problématique. Je sais qu'à titre personnel, j'ai flirté avec cette limite.

Cela dit, en ce qui me concerne, dans le domaine des littératures de l'imaginaire, si l'imagination de l'auteur me semble entièrement faite d'éléments de récupération, je passe mon chemin.

Merci ! laugh

Je suis totalement d'accord. Si le livre n'est qu'une enième copie d'un univers connu, il n'y a pas de réel intérêt s'il n'y a aucune réapropriation.

Excellent article ! Il est vrai que lorsque l'on cherche absolument l'originalité, on finit par se perdre et surtout de s'imposer des barrières qui restreignent la créativité plus qu'autre chose. L'essentiel dans la création c'est de créer quelque chose qui nous plaît et nous intrigue. Chercher absolument à ce que tout soit original et nouveau est souvent contre-productif. 

De plus chaque être humain est unique et sa façon de voir les choses l'est tout autant, donc en reprenant des éléments déjà existants et en les tournant à sa sauce, le monde et l'histoire resteront uniques quand même. Il faut chercher à créer ce que l'on que veut voir et pas forcément ce qui fera le plus de bruit.

 

C'est dommage que l'ado qui avait une histoire sur les sirènes n'ait pas continué à travailler son histoire et son monde, ça aurait certainement donné quelque chose d'intéressant.

Merci beaucoup ! laugh

Oui, je trouve ça vraiment triste aussi qu'il ait lâché son histoire juste pour ça.

N'empêche, je persiste et signe, cela manque d'homes-chats (humour)  :D

hommes-chats* même (c'est l'émotion) :p

Bonjour bonjour !

Tout d'abord, je tiens à te dire que j'admire tout le travail que tu fais sur ce site. :) Cela fait maintenant un tout petit peu plus d'un an que je viens régulièrement voire et lire chacun de tes articles avec grande attention, et comment dire... Peut-être trouveras-tu ces mots un peu exagérés, mais tu m'as réellement sauver la vie. :) 

Je m'explique. Je suis une jeune femme de 19 ans, et j'écris depuis aussi longtemps que mes souvenirs remontent. L'écriture, c'est ma passion, mon échapatoire. C'est ce qui me fait vibrer, et ce qui m'a permit d'avancer dans la vie, et devenir la personne que je suis aujourd'hui. Il y a maintenant bientôt trois ans, j'ai eu, comme cela m'arrive bien souvent, une idée d'histoire pour un univers fantasy. Cette petite idée, au fil du temps, s'est énormément épanouie et s'est accrue jusqu'à prendre des proportions que je n'aurais jamais imaginées possibles ! J'en suis venue à me perdre dans tout ce que j'imaginais, et à être complètement dépassée par toutes ces idées. Et puis je suis tombée sur ton site, pendant l'une de mes soirées "perdons-nous sur Internet pour voire ce qu'on trouve".

Et là, je me suis pris la claque de ma vie. En fait, je suis tombée sur ton article qui s'intitule "Dans quel ortdre doit-on créer les éléments d'un univers ?" et par extension, je me suis mise à lire tout ce que tu avais écrit sur la création d'univers. Et j'ai eu comme l'impression que les nuages et le brouillard qui me barraient la route se sont dissipés comme par magie ! Tes articles m'ont montré qu'il me manquais certains pilliers pour continuer à écrire mon histoire sans me perdre, et que si j'avais autant de difficultés, c'est parce que j'avais laissé certains trous dans mes plans, qui, une fois qu'ils furent mis en lumière, m'ont fait me demandé : "Mais comment j'ai fait pour ne pas voire ça avant ?" XD   A partir de là, j'ai repris tout depuis le début, en m'aidant des conseils que tu avais pu donné dans tes articles, et mon dieu... La différence à été radicale ! Je me suis remise à écrire, j'ai eut de nouvelles idées, je m'éparpillais beaucoup moins, et surtout, je suis arrivée à rattacher toutes mes idées les unes avec les autres.

Alors, pour tous ces merveilleux articles que tu as pu poster, et tout ceux qui apparaissent et apparaîtront dans le futur, je te dis un immense MERCI ! Car encore une fois, cet article m'a aidée à y voire plus clair, et m'a conforté dans certains des choix que j'ai pu faire dans mon histoire.

Encore un grand merci à toi Zahardonia, et continue d'écrire ces merveilleux articles comme tu le fais si bien. Je suis sûre que tu aideras encore beaucoup d'autre personnes perdues comme moi !

Ronéila

PS : En survolant les commentaires, j'ai vu que vous trouviez que les hommes-chats manquaient. Cela me pousse encore plus à continuer d'écrire, pour que peut-être mon histoire se trouve dans votre bibliothèque dans quelques années... Des hommes-chats, vous n'en manquerez pas ! ;)

Merci énormément ! laugh

Je suis ravie d'avoir pu t'aider à ce point !

Salut ^^

Je n'ai pas eu le temps de laisser de commentaires ces derniers temps, mais j'ai lu tous tes articles, ça m'a fait des super pauses révisions. Et j'ai fini de passer le bac ! Enfin ! ^^

Depuis que j'ai appris que tu allais faire un article sur l'originalité en fantasy, je ne cessais de le guetter. Je suis trop contente ! Je me posais justement des questions sur les races tolkienniennes et ton questionnaire y a parfaitement répondu. Et je suis contente d'avoir intégré des races peu vues dans mon récit, même si j'ai les classiques ^^

Je suis ravie si cet article a pu répondre à certaines de tes questions et s'il a pu aussi te rassurer.

J'espère que ton bac s'est bien passé et que tu pourras profiter de ton été !

Excellent, comme à chaque fois. Les vérités sont toujours bonne à dire et à entendre, c'est l'impression que j'en retire à chaque fois que je prends le temps de lire tes billets, et comme c'est très bien écrit, j'y prends toujours du plaisir. Vraiment top !

Merci beaucoup ! laugh

Bonjour,

J'ai découvert ton site par hasard et je dois dire qu'il est génial. Merci pour tous ses conseils ^^

J'écris un roman et dedans il y a des elfes, des nains, des dragons, sirènes, vampires, sorciers et quelque créatures de mon imaginaire. N'oublions pas les demi-race comme les hommes-chats lol. Je me les suis approprié pour créer mon univers mais c'est vrai que j'ai douté au début. Je me demandais si ce n'était pas passé de mode. Ca fait du bien de lire que le fameux mythe du "jamais vu" n'est pas une règle obligatoire. Merci ^^

Bienveue sur le blog ! wink

Je suis contente si cet article a pu te rassurer !

Merci ^^

Au fait, en lisant cet article j'ai réalisé que je n'avais quasiment jamais lu des livres sur les sirènes, en dehors du classic conte de la "Petite Sirène" ^^'

Tu en aurais à me conseiller, j'aimerais bien en lire ? Merci ^^

La majorité des livres que j'ai lus sont des histoires pour enfants qui sont chez ma grand-mère.

Mais en ce moment, je zieute un peu ce qu'il se fait en litté sous-marine et avec des sirènes parce que je cherche de l'inspiration pour mon propre peuple de "sireines" dans Neph et Shéa.
Là, j'ai repéré :

  • Fille de la Tempête : La Légende de la ville d'Is de Béatrice Bottet
  • Il y a au moins une nouvelle avec des sirènes dans l'anthologie Légendes Abyssales
  • Seirens, Rivage de Melissa Scanu
  • La série M.O.N.S.T.R.E d'Hervé Jubert dont le 2e tome parle de sirènes.

Hola

La fameuse originalité... je trouve le concept abstrait, voir vide de sens. L'important est que le lecteur puisse accrocher à son histoire. En lisant l'article j'ai réfléchi aux races présentes dans mon univers. On y retrouve le quatuor donc quelque chose de très classique. Cependant, une civilisation n'est rien sans son histoire. Par exemple mes elfes ont subi quelques bouleversements. Leur physique et mentalité a évolué en conséquences mais en soit cela reste des elfes ( ou du moins une espèce qui s'en rapproche). Le traitement que l'ON apporte, l'histoire que l'ON imagine,... tout ça va former la saveur d'une oeuvre. En somme on en revient à la création d'un univers.

S'inspirer n'est pas un crime. Reprendre des éléments en se les appropriant peut aboutir à des perles. Si à chaque fois on devait repartir de zéro lors de la création de ses races... je dis pas le travail monstrueux et au final infructueux (je ne sais pas vous mais selon moi n'avoir aucun point de repère c'est souvent mauvais signe). 

Voilà voilà c'est tout pour le moment. Hasta luego !

Je me retrouve dans l'ado dont tu parles au début : Ma première histoire parlait d'une jeune femme qui mourrait et se retrouvais dans un autre monde. Mon cousin, un grand lecteur de fantasy, m'avait dit "oh ça me fait penser à tel bouquin où l'héroïne tombe dans le coma et se retrouve dans un autre monde". J'étais anéantie aussi ><
Depuis j'ai toujours ce besoin de faire le plus original possible, mais c'est pas le premier truc que je lis sur le fait que c'est une erreur, donc merci pour cette enième piqure de rappel ! Et merci encore pour tout ce boulot.
Bonne journée (et j'espère que ta grossesse se passe bien ;-) )

Si on devait se baser sur une simple phrase qui décrit un élément de notre roman pour espérer se différencier des autres, on est mal barré !

Il y a effectivement beaucoup de romans qui peuvent être pitché par la phrase "C'est l'histoire d'une personne qui meurt/tombe dans le coma et qui se retrouve dans un autre monde." Là, tout de suite, il y a 4 histoires qui me viennent en tête en moins de 30 secondes.
De mon côté, mon récit raconte l'histoire de héros qui doivent sauver le monde... Je te laisse énumérer toutes les histoires avec ce pitch qui doivent être en train de fuser dans ta tête en ce moment-même wink

C'est clair que si on se limite à ce genre de choses on n'écrira jamais rien, parce qu'un pitch en une phrase rappèlera toujours plein d'autres histoires qui peuvent être décrite de la même manière.

Mais, un roman, c'est tellement plus qu'une seule phrase ! Alors oui, peut-être que ton ptich n'est pas unique (le mien non plus, d'ailleurs), mais ta manière de raconter ton histoire, de construire ton univers, de placer les détails, de faire vivre tes personnages... Ça c'est unique ! Et donc original.
Je sais que je me répète, mais il ne faut pas se prendre la tête à chercher à tout prix à se démarquer, il faut d'abord chercher à écrire ce qui nous plaît et ce qui nous parle vraiment.

En tout cas, je suis contente si l'article t'a aidé smiley

Et oui, la grossesse se passe très bien ^_^

Salut ^^

J'ai une question : dans le cadre d'un univers de fantasy ou de science-fantasy est-ce qu'une race connu pour sa grande sagesse ne ferait pas un peu trop cliché ?

Tout dépend comment elle est gérée.

Le cliché de la vieille civilisation elfe et très sage serait à banir, je suppose ?

Encore une fois, c'est à voir comment tu la gères. Si tu la gères comme un cliché, alors oui, si tu lui ajoutes des particularités qui n'ont pas été vues ailleurs et que l'arranges à ta sauce, pas nécessairement.

L'originalité

En effet, la quête du 100% original est la pire barrière à notre imagination. Et parfois (en tant que lecteur) j'adore retrouver des éléments connus (comme des clins d'oeil à une légende ou autres). Justement, le fait de bien l'intégrer dans son roman c'est assez classe et peut avoir un véritable effet.

Dommage que cet ado s'est bloqué ainsi. Peut-être qu'avaec le temps...il reviendra dessus et tu auras un nouveau livre traitant sur les sirènes^^.

En tout cas, tu fais bien de préciser toutes ces petites choses sur l'originalité. Etre original ne veut pas spécialement dire être novateur sur toutes les lignes de notre roman.

Je le lis un peu en retard mais je suis entièrement d'accord avec toi. J'ai peur d'écrire du classique mais en même temps c'est une valeur sûre à ne pas négliger. Et puis, j'adore les elfes et les dragons. L'originalité ne doit pas primer sur la qualité, et toute l'histoire n'a pas besoin d'être originale, il suffit d'un éléments parfois :) 

Je vais de ce pas lire la synthèse du sondage :D

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