De Profundis d'Emmanuelle Pirotte

De Profundis d'Emmanuelle Pirotte
Titre : 
De Profundis
Auteur/Autrice: 
Emmanuelle Pirotte
Genre(s) : 
Science-Fiction, Post-apo
Éditeur : 
Le Livre de Poche
Date de parution : 
25/08/2016
Ma note : 
8/10
Résumé - Quatrième de couverture : 

Dans un monde à la dérive, une femme en fuite, une fillette murée dans le silence, et une ancienne demeure habitée d'un secret.

Bruxelles, dans un avenir proche. Ebola III a plongé l’Europe dans le chaos : hôpitaux débordés, électricité rationnée, fanatismes exacerbés. Roxanne survit grâce au trafic de médicaments et pense à suivre le mouvement général : s’ôter joyeusement la vie. Mais son ex-mari succombe au virus, lui laissant Stella, une fillette étrange dont elle ne s’est jamais occupée. Quand une bande de pillards assassine sa voisine, Roxanne part pour un hameau oublié, où l’attend une ancienne maison de famille. La mère et la fille pourront-elles s’adapter à ce mode de vie ancestral et à cette existence de recluses ?

Mon avis : 

Je suis un peu partagée par rapport à ce livre : le style est superbe, mais je trouve que l'autrice sombre beaucoup dans le misérabilisme gratuit et un défaitisme exacerbé — ne lisez pas ce livre si vous êtes déprimé-e !

De même, j'ai trouvé que le revirement final de Roxanne est trop rapide et même tardif, au point que ses idées noires deviennent fatiguantes à la longue. J'aurais également être un peu plus dans la tête de Stella. C'est un personnage vraiment intéressant qui aurait mérité plus de développement.

Je vous parlais du style : il est acéré, dur, cru et poétique à la fois. D'une intelligence et d'un raffinement qui trachent avec la cruauté du récit. Un régal !

Concernant l'intrigue, on est clairement dans une catabase des plus intéressantes. Surtout quand on voit que la rédemptions des personnages se déroulent alors que le monde s'écroule de plus en plus.

Toute vie humaine aspire, consciemment ou non, à être sauvée. L'homme est une créature si impure que le but de son existence entière ne peut être que la recherche du pardon. Non pas celui de Dieu, mais celui de ses frères dans l'ignominie, la bêtise et la médiocrité. Les premiers hommes ont senti ce besoin de salut inhérent à leur nature et c'est pour cela qu'ils ont inventé Dieu. Il est plus commode de s'en remettre à un juge suprême et invisible, dans un futur lointain, que d'affronter sa culpabilité ici et maintenant, pour soi et pour tout.

Où l'acheter ? : 

Ajouter un commentaire